L'épidémie de Covid-19 ralentie en France, mais reste bien présente. © juanjo, Adobe Stock
Santé

Covid-19 : les indicateurs toujours hauts, mais à la baisse en France

ActualitéClassé sous :Covid-19 , Epidémie , France

En janvier, tous les voyants de l'épidémie de la Covid-19 étaient au rouge. Depuis quelques jours, la situation semble s'améliorer. Le point sur les indicateurs de l'épidémie en France.

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Covid-19 : combien de temps dure l’immunité ?  La quantité d'anticorps chez les patients infectés au SARS-CoV-2 est terriblement variable au fil du temps et selon les personnes. © Futura 

En janvier, l'épidémie de Covid-19 a atteint des nouveaux sommets : plus de 350.000 cas positifs pour la seule journée du 24 janvier. Il n'y avait jamais eu autant de cas de Covid en France. Le nombre de cas a grimpé en flèche avec l'apparition du variant Omicron ; en quelques semaines il a détrôné son prédécesseur le variant Delta. Le pic passé, le nombre de cas positifs diminue aussi vite qu'il a augmenté. Le dernier comptage fait état de 155.893 positifs quotidiens en moyenne sur les sept derniers jours. Une tendance rassurante qui persiste depuis plusieurs jours, mais les indicateurs épidémiologiques restent hauts.

Une épidémie contrôlée

Actuellement, le taux de reproduction du coronavirus est de 0,8 au niveau national (calculé pour la semaine du 31 janvier 2022). Dans toutes les régions métropolitaines et ultra-marines, il est passé sous la barre du 1. Cela signifie qu'une personne infectée par Omicron en contamine 0,8 autre. Quand le taux de reproduction du virus, appelé aussi R effectif, est plus petit que 1, l'épidémie est contrôlée et ne progresse plus. Le calcul du taux de reproduction du virus est lié à l'effort de dépistage. Le nombre de tests de dépistage réalisé est en diminution constante depuis le début du mois de février, mais le pourcentage de positivité, lui, a peu varié. Il est actuellement de 26,5 %, contre 30,5 % à son maximum. Les mesures sanitaires semblent donc avoir porté leurs fruits pour maîtriser le pic épidémique dû à Omicron.

La quasi-totalité des tests de dépistage positifs le sont avec le variant Omicron. Santé publique France surveille aussi la sous-lignée BA.2, qui ne peut pas être différenciée d'Omicron lors des tests de routine. BA.2 représente une part minoritaire, mais en augmentation, des infections. Les dernières estimations indiquent que 5,2 % des cas positifs identifiés la semaine du 31 janvier 2022 sont dus à BA.2.

N'oublions pas les gestes barrières. © Maridav, Adobe Stock

L'hôpital toujours sous pression

Le nombre de cas de la Covid-19 est donc en recul sur tout le territoire. Cette embellie commence à se répercuter sur les hôpitaux où la pression reste encore importante. Plus de 700 personnes se sont présentées aux urgences pour une suspicion de la Covid-19 dans la journée du 12 février 2022. Plus de 3.000 personnes sont soignées en soin intensif pour une forme sévère de Covid-19, c'est 212 de moins que la semaine dernière. Les nouvelles admissions baissent aussi, -21,6 % par comparaison à la semaine passée.

Si ces indicateurs évoluent de façon positive, cela ne signe pas forcément la fin tant espérée de l'épidémie. Beaucoup l'ont prédit, mais la Covid-19 demeure. L'adhésion aux gestes barrières et le rappel vaccinal sont toujours essentiels pour ne pas renverser la tendance. Il reste encore 19 % des Français qui n'ont reçu aucun vaccin anti-Covid, et seulement 55,7 % ont une primo-vaccination et une dose de rappel à jour.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !