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La couche d'ozone surveillée par les satellites

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En absorbant le rayonnement ultraviolet du Soleil, la couche d'ozone protège les êtres vivants à la surface de la Terre. Elle est indispensable. Mais des scientifiques ont observé dès le milieu des années 1970, une inquiétante diminution de sa concentration dans la stratosphère sous les effets délétères des fameux CFC (entre autres). Depuis le protocole de Montréal (1987), qui a abouti à une prise de conscience internationale, des mesures ont été prises pour soigner le problème. Le « trou dans la couche d'ozone » est-il en voie de guérison ? Il semble que oui. Des satellites surveillent les fluctuations de ce gaz dans la haute atmosphère, sous l'influence du Soleil et des activités humaines...

Tout le monde a entendu parler du trou dans la couche d'ozone. Face à la dégradation rapide de la couche d'ozone observée à la fin du XXe siècle, des scientifiques ont exhorté la communauté internationale à réagir en prenant les mesures qui s'imposaient. En 1987, il fut donc décidé à l'issue du protocole de Montréal de bannir les CFC (chlorofluorocarbones), ou halons, pour ne citer que les plus célèbres — notamment présents dans les déodorants, réfrigérateurs et climatiseurs — dans l'espoir de stopper l'amincissement de la couche d'ozone.

L'ozone (O3) est naturellement présent dans la stratosphère, ente 15 et 25 kilomètres d'altitude. Sans ce gaz formé à partir de l'oxygène diffusé par les organismes vivants depuis deux milliards d'années, point de vie à la surface de la Terre... Les organismes (des mammifères au plancton) seraient en effet exposées au violent rayonnement ultraviolet du Soleil (les UV-B sont les plus dangereux), dont les conséquences sont une altération de l'ADN.

C'est avec le retour de la lumière solaire que le trou dans la couche d’ozone se forme chaque année au-dessus de l'Arctique et de l'Antarctique : entre mars et septembre pour le pôle Nord, et entre septembre et décembre pour le pôle Sud. La dissociation de l'ozone s'opère en présence de lumière et lorsque la température dans la stratosphère est très basse.

Signes positifs de diminution du trou dans la couche d’ozone

Dans la perspective d'avoir la vue la plus grande et complète possible sur l'évolution de la concentration d'ozone dans l'atmosphère à l'échelle de plusieurs décennies, des chercheurs de la Climate Change Initiative (CCI) ont compilé des données de plusieurs satellites de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de la Nasa, afin d'étudier la variabilité sous l'influence, des saisons, de l'activité solaire et donc des composés chimiques fabriqués par l'Homme.

« En fusionnant les données de l'Initiative sur le changement climatique avec celles de la Nasa, nous voyons clairement les tendances négatives de l'ozone dans la haute atmosphère avant 1997 et les tendances positives après, explique Viktoria Sofieva, chercheure à l'Institut météorologique finlandais. Les tendances de la stratosphère supérieure au-delà des tropiques sont statistiquement significatives et indiquent un début de récupération de l'ozone. »

Il semble que la mobilisation porte ses fruits car depuis 2015, les observations indiquent que le trou dans la couche d'ozone est sur la voie de la guérison et pourrait être complètement résorbé à l'horizon 2050.

© ESA, CCI Ozone and Aerosol teams, Planetary Visions