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Grottes : les glacières naturelles

Dossier - Grottes et cavernes, les secrets des profondeurs
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Les grottes fascinent par leur beauté et leur mystère. En calcaire, de grès ou sous-glaciaires, elles peuvent prendre différentes formes. Ces cavités abritent souvent la vie et ont même longtemps été l'abri privilégié de l'Homme. Plongez dans les profondeurs secrètes de la Terre, à la découverte des grottes et cavernes.

  
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Certaines grottes contiennent de la glace. Ces grottes sont des glacières naturelles et sont notamment présentes en Suisse.

Il existe plusieurs glacières naturelles dans le Jura : Saint-Gorges, Saint-Livres, La Genolière, pour ne citer que quelques-unes du Jura vaudois (Suisse). Ouvertes de manière à récolter les précipitations de neige, elles contiennent souvent de la glace de névé. Toutefois, celle-ci s'accompagne presque toujours de glace de regel sous forme de concrétions ou d'une couche plus ou moins épaisse recouvrant le plancher ou les parois de la cavité.

Certaines grottes sont des glacières naturelles. © Looks.k, Wikimedia Commons, CC by-sa 4.0

Il s'agit parfois de formes mixtes, où ni la glace de névé, ni la glace de regel ne semblent dominantes. Le volume de glace est relativement peu important par rapport à certaines glacières alpines ; les plus vieilles strates ont généralement quelques dizaines d'années, voire une centaine. Quant à l'eau libérée durant l'été souterrain, elle rejoint un réseau complexe, se mélange à l'eau de pluie et se réchauffe progressivement. Elle ne parvient donc pas à influencer le régime et la température des émergences karstiques qu'elle alimente.

Intérieur d'une glacière (Correntannaz, en Suisse). © DR

La glacière de Monlési, dans le Jura suisse

Les glacières sont tout d'abord utilisées accessoirement par les paysans ou les riverains pour leurs usages domestiques. Dès le XIXe siècle surtout, les plus importantes d'entre elles font l'objet d'une exploitation commerciale. Si on trouve de véritables entreprises, la clientèle demeure essentiellement locale ou régionale.

Dans le Jura suisse, seule la glacière de Monlési transporte de la glace au-delà des frontières pour les brasseries parisiennes. À Chaux-lès-Passavant, le commerce débute plus tôt. Au XVIe siècle déjà, la glace est transportée à l'église métropolitaine de Besançon par les moines de l'abbaye de la Grâce-Dieu. Sa situation, en basse altitude (525 m) et à proximité des habitations (quelques kilomètres seulement du village) joue un rôle primordial dans la précocité et l'intensité de son exploitation.