Planète

Plongeon huard

DéfinitionClassé sous :zoologie , oiseau , palmipède
Photo d'un plongeon huard. © USF&WS, domaine public

Plongeon huard (Brunnich 1764) - Gavia immer   

  • Ordre : Gaviiformes
  • Famille : Gaviidae
  • Genre : Gavia
  • Taille : 0,70 à 0,85 m (envergure 1,25 à 1,50 m)
  • Poids : 3,7 à 4,2 kg
  • Longévité : 10 à 20 ans

Statut de conservation UICN : LC Préoccupation mineure

Description du plongeon huard

Le plongeon huard est globalement de la taille d'une oie. La tête encapuchonnée de noir est soulignée par une bande blanche zébrée verticalement de noir et d'un second collier noir. Le plumage de la partie dorsale est constitué d'un damier blanc et noir et le ventre est totalement blanc. Le bec est noir et effilé comme un poignard. Les pattes palmées et courtes sont noires ou gris soutenu.

Plongeon huard. © P199, CC by-SA 2.5

Habitat du plongeon huard

L'aire de distribution du plongeon huard recouvre les régions subarctiques de l'ensemble des continents. On trouve de grandes populations au Canada, dans le nord des États-Unis et en Europe, les effectifs les plus nombreux s'observent en Scandinavie et principalement en Suède et en Norvège. Il recherche les vastes étendues d'eau calme pendant la période de nidification, mais hiverne en mer.

Comportement du plongeon huard

Le plongeon huard est un oiseau qui a besoin d'espace. Il a besoin d'un minimum de vingt à quatre-vingt hectares pour être à l'aise et on ne dénombre généralement qu'une poignée de couples sur un grand lac. Ils partagent cependant des zones neutres au sein desquelles ils ne se chamaillent pas. Ses vocalisations varient du hululement au hurlement plaintif, en passant par le jodle et d'interminables tremolos. Comme son nom l'indique, l'oiseau plonge pour chasser et peut effectuer des plongées à douze mètres de profondeur et est capable de rester en apnée pendant trois minutes. Pour décoller, le plongeon doit prendre de l'élan et donc courir sur l'eau. En vol, il adopte une posture qui lui est propre ; son cou est tendu vers le bas. Son vol est puissant et régulier. L'oiseau mue à la fin de l'hiver et pendant cette période, il est incapable de voler. Il doit alors rester à proximité d'une source de nourriture et à l'abri des prédateurs. Ces derniers s'en prennent surtout aux œufs et aux poussins. Ils sont nombreux et peuvent aussi bien venir du ciel (pygargue à tête blanche, balbuzard, goéland, corbeau...), de la terre (raton laveur, mouffette, vison, belette, renard...) que des eaux (loutre, tortue serpentine...).  

Tête de plongeon huard. © Art Weber, USF&WS, domaine public

Reproduction du plongeon huard

Le plongeon huard nidifie parfois sur les rives, mais préfère les îlots pour se mettre à l'abri d'un maximum de prédateurs. La femelle pond généralement deux œufs dans un nid bâti en coupe à l'aide d'herbes sèches et de végétaux aquatiques. L'incubation dure un mois et est assurée par les deux parents. Nidifuges, les poussins suivent leurs parents dans l'eau dès que leur duvet de naissance est devenu sec. Les adultes les promènent parfois sur leur dos ou sous leurs ailes. Les jeunes sont capables d'effectuer de brèves plongées peu profondes au bout de deux jours et de voler au terme de deux ou trois mois. Ils atteignent leur maturité sexuelle vers trois ans.

Femelle plongeon huard et son poussin. © National Park Service, domaine public

Régime alimentaire du plongeon huard

Le plongeon huard se nourrit surtout de poisson qu'il poignarde en plongée. Mais il peut également se rabattre sur les crustacés, les mollusques, les amphibiens, les végétaux parfois, et également sur des canetons ou les poussins d'autres espèces aquatiques.

Menaces sur le plongeon huard

La principale menace pesant sur le plongeon huard reste la pollution des eaux par les hydrocarbures (fuites sur les plateformes off-shore et dégazages sauvages). La pollution est également un facteur qui n'est pas à négliger car elle peut, non seulement empoisonner l'oiseau, mais aussi le poisson dont il se nourrit. Bien que ses populations ne soient pas très nombreuses (on estime les effectifs européens hors Groenland et Islande à 300 couples), l'UICN a classé l'espèce en préoccupation mineure. 

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