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Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

ActualitéClassé sous :Terre , Réchauffement , niveau de la mer

Entre 2 et 4,5 degrés de plus en 2100 avec une valeur plus probable de 3 degrés : les 2 500 experts mondiaux, qui s'apprêtent à se réunir à Paris en janvier, ont resserré leur fourchette. Leur rapport n'est pas encore rendu public mais son contenu commence à filtrer.

Pour la quatrième fois depuis sa création en 1988, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) s'apprête à produire un rapport destiné à l'ONU. Le dernier datait de 2001 et celui-ci n'est qu'en phase finale, les gouvernements participants étant en train de faire connaître leurs remarques à ce travail réunissant quelque 2 500 scientifiques du monde entier. Son volet scientifique sera discuté à Paris fin janvier et le rapport complet publié à la fin de l'année 2007. Ses conclusions ne sont donc pas encore définitives mais le quotidien britannique Sunday Telegraph et l'espagnol El Pais ont publié les conclusions chiffrées concernant le réchauffement et la montée du niveau de la mer.

Verdict des experts : d'ici à 2100, l'augmentation de la température moyenne de la planète devrait se situer entre 2 et 4,5 degrés, le maximum de probabilité se situant à 3°. La fourchette est en fait un peu plus large. D'après le quotidien espagnol, les experts jugent très improbable une augmentation inférieure à 1,5 degré et des hausses supérieures à 4,5 degrés « ne peuvent être exclues ». Les scientifiques ont aussi planché sur la montée du niveau des mers, inéluctable conséquence d'un réchauffement de l'atmosphère : entre 19 et 58 centimètres de plus en 2100.

Non seulement le réchauffement ne fait plus aucun doute, mais on sait aujourd'hui le quantifier avec une meilleure précision… Crédit : Nasa

Modèles plus précis

Ces valeurs n'ont rien d'étonnant puisqu'elles ne font qu'affiner les prévisions du rapport publié en 2001, qui donnait, pour la fin de ce siècle, une hausse des températures comprise entre 1,4 et 5,8 degrés et une montée du niveau des océans de 9 à 88 centimètres.

Interrogé par le quotidien Le Monde, Michel Petit, président de la Société météorologique de France et membre du GIEC, rappelle que « les documents qui circulent actuellement ne sont pas tous finalisés. Sur la quinzaine de pages que compte ce document, la France, à elle seule, a adressé une quarantaine de remarques. Le rapport final risque donc d'être différent ».

Mais les valeurs annoncées par les scientifiques ont peu de chances d'être modifiées par les discussions en cours, qui portent plutôt sur la forme. Avec ses fourchettes resserrées, ce nouveau rapport démontre surtout que les modèles se font aujourd'hui plus précis.

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