Le vent solaire aurait permis de former de l’eau à la surface de poussières transportées sur Terre par des astéroïdes. © magann, Adobe Stock
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Le mystère de l’origine de l’eau sur Terre enfin résolu ?

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Depuis longtemps, la question de l'origine de l'eau sur Terre fait débat. Des chercheurs apportent aujourd'hui de nouveaux indices qui orientent vers une source probable un peu surprenante : le Soleil !

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[EN VIDÉO] Vie sur Terre : le rôle du jeune Soleil  Le Soleil est l’un des acteurs majeurs de l’apparition de la vie sur Terre. Et ce sont probablement les éruptions solaires incroyablement énergétiques qui le secouaient dans les premiers millions d’années de sa vie qui ont apporté à notre planète l’énergie nécessaire à notre émergence. 

Notre Terre n'est pas la seule planète rocheuse du Système solaire. Mais elle présente tout de même une caractéristique que n'ont pas les autres : elle est couverte d’eau à plus de 70 % ! Et les chercheurs s'interrogent depuis longtemps sur son origine. Aujourd'hui, une équipe dirigée par l’université de Glasgow (Écosse) avance que le vent solaire, composé notamment d'ions hydrogène, aurait pu créer, à la surface de minuscules grains de poussière, une eau déposée ensuite sur Terre par des astéroïdes qui auraient croisé la trajectoire de notre Planète au début de l'histoire de notre Système solaire.

Rappelons que l'une des hypothèses pour expliquer la présence d'eau sur Terre fait intervenir des collisions avec des astéroïdes de type C -- des astéroïdes carbonés, comme 75 % des astéroïdes -- dans les dernières phases de formation de notre Planète. Mais l'empreinte isotopique de ces objets ne correspond pas tout à fait. Une autre source semble nécessaire.

De l’eau pour les missions spatiales

Alors les chercheurs se sont tournés vers un astéroïde de type S -- des astéroïdes surtout composés de silicates. Et ils ont mené une analyse approfondie des quelques grammes de poussière de l'astéroïde Itokawa ramenés sur Terre en 2010. Grâce à une sonde atomique tomographique, qui permet d'observer en haute résolution la distribution spatiale des atomes d'un échantillon, les scientifiques ont en effet eu accès aux 50 premiers nanomètres de la surface de ces grains de poussière. Ils contiendraient l'équivalent de 20 litres d'eau par mètre cube. Une eau isotopiquement plus légère que celle qui aurait pu arriver sur Terre à dos d'astéroïdes de type C. La piste semble bonne.

Les chercheurs espèrent aussi que leurs travaux seront utiles aux futures missions spatiales. Car ils montrent que le même processus d'altération qui a créé de l'eau sur Itokawa s'est probablement produit sur des planètes dépourvues d'atmosphère. Ainsi les astronautes pourraient être en mesure de recueillir de l'eau fraîche directement à partir de la poussière à la surface de la Lune, par exemple.

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