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Jo'burg 2002 : les négociations plombées par la question des subventions

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La position de l'Union Européenne est affaiblie par certains Etats membres, dont la France, qui refusent de céder sur l'élimination des subventions aux activités ayant un impact négatif sur l'environnement et le commerce. Ce point est pourtant de toute évidence l'une des conditions préalables de mise en œuvre du développement durable.

La France est ainsi notoirement bénéficiaire des aides publiques que l'Union Européenne accorde à l'agriculture au nom de la politique agricole commune (PAC). Il est aussi connu de tous, et depuis longtemps, que ces subventions favorisent l'agriculture productiviste qui appauvrit les sols, épuise et pollue les nappes phréatiques, consomme d'énormes quantités d'énergie, et désorganise les marchés des pays en développement en venant commercialiser des produits vendus au-dessous de leur prix de revient. Enfin, la PAC favorise la concentration des exploitations, la paupérisation d'une partie des agriculteurs et la désertification des campagnes.

Les subventions aux activités ayant un impact négatif sur l'environnement et le commerce sont l'un des obstacles principaux à la mise en œuvre du développement durable. L'Union Européenne, sur de nombreux points, est pourtant plus progressiste que les autres pays industrialisés. Ainsi, au milieu de la nuit dernière, l'Union s'est arc boutée pour refuser que le terme entre dans les textes, allant à l'encontre des demandes pressantes des pays en développement.

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