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En bref : bilan mitigé pour la Commission baleinière internationale

ActualitéClassé sous :océanographie , zoologie , Commission baleinière internationale

Quatre jours de discussions mais peu d'avancées réelles au cours de la 63e session de la Commission baleinière internationale. Les pays membres se sont toutefois engagés à augmenter la transparence du fonctionnement de l'organisation.

Malgré des efforts de protection, les stocks de grands mammifères marins peinent à remonter. Le sort de ces espèces se joue chaque année dans les méandres diplomatiques jusqu'ici obscurs de la Commission baleinière internationale. © Lou Romig-fotopedia-CC BY 3.0

Attendue avec intérêt après les vives tensions de l'an dernier, à Agadir, la 63e session de la Commission baleinière internationale (CBI), qui vient de clore à Jersey, aura finalement été un peu fade. Les noms d'oiseaux diplomatiques ont parfois fusé entre Japonais, partisans de la chasse, et Britanniques en faveur de la protection des cétacés. Mais il y a eu blocage sur le projet de sanctuaire dans l'Atlantique sud proposé par le Brésil et l'Argentine et même les quelques résolutions adoptées montrent bien la difficulté d'établir un plan d'action par consensus avec des points de vue et des intérêts aussi opposés.

Jeudi, le Japon a réussi à faire passer un texte condamnant toute action violente ou mettant en péril la sécurité des équipages en mer, quelles que soient les différences de points de vue sur la protection de baleines. Ce document fait référence, pour les discréditer, aux attaques de baleiniers menées par le bateau de l'ONG écologiste Sea Shepherd du Canadien Paul Watson. Mais les lois maritimes internationales interdisent déjà ce genre de comportement pirate...

Le point le plus important reste l'engagement à plus de transparence dans le fonctionnement de l'institution. Initié par la Grande-Bretagne seule, car la position « pro-chasse » du Danemark a empêché une action commune aux 27 états européens, le texte s'est confronté à l'opposition du Japon. Ce dernier est soupçonné ouvertement de s'assurer les voies de pays défavorisés en payant leur cotisation ou en les récompensant par de l'aide au développement. Mais la délégation nippone n'a pu contrer la résolution visant à une harmonisation avec les « bonnes pratiques » (théoriquement) en vigueur dans nombre d'autres organisations internationales. Le commissaire britannique Richard Pullen estime que ce texte « envoie un message puissant que nous sommes prêts à faire avancer la CBI dans le 21e siècle en améliorant son efficacité et sa gouvernance ».

Rendez-vous du 11 juin au 6 juillet 2012 à Panama City pour voir ce qu'il adviendra du projet de sanctuaire lors de la prochaine session.

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