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En vidéo : la plateforme pétrolière Kulluk s'est échouée en Alaska

La plateforme pétrolière Kulluk appartenant à la compagnie Shell s'est échouée au large de l'Alaska. Si pour le moment, aucune fuite de pétrole n'est constatée, la situation est toujours sous haute tension en raison d'une météo déplorable.

Les gardes-côtes ont évacué 6 des 18 membres de l'équipage à bord de la plateforme Kulluk le samedi 29 décembre 2012. L'amarre d'un des remorqueurs a cassé et le deuxième remorqueur a finalement dû abandonner la station en raison de trop mauvaises conditions météo. Des membres de l'équipage, seuls quelques-uns ont été légèrement blessés, et tous ont été héliportés. © Petty Officer 1st Class Sara Francis, US Coast Guard

Une plateforme de forage pétrolier appartenant à la compagnie Shell, le Kulluk, voyageait de l'Alaska vers Seattle où des opérations de maintenance devaient être effectuées. Mais en raison de conditions météo particulièrement violentes, cette plateforme n'a pas réussi à quitter le golfe d'Alaska, allant s'échouer le 1er janvier 2013 au sud des îles Kodiak. La plateforme Kulluk était transportée à l'aide de deux remorqueurs, mais l'amarre de l'un d'eux s'est rompue.

Malgré les tentatives pour reprendre le contrôle, le second remorqueur a finalement dû abandonner la plateforme pour se mettre à l'abri, faisant face à des rafales de 130 km/h et une houle de 15 m.


Un hélicoptère de la garde côtière fournit un système de remorquage d'urgence à l'équipe de sauvetage héliportée sur le pont de la plateforme Kulluk le 2 janvier 2013. Le Kulluk s'est échoué sur la côte sud-est de l'île Sitkalidak. © Petty Officer 1st Class Travis Marsh, US Coast Guard

Le Kulluk contient 600.000 L de diesel et près de 50.000 L de pétrole. Échouée sur une plage de sable de l'île Sitkalidak, la plateforme n'aurait pour l'instant aucune fuite de pétrole. Toutefois, les 18 membres de l'équipage ont été évacués samedi dernier : il est donc difficile d'estimer l'étendue des dégâts.

Des experts héliportés sur le Kulluk

« J'ai survolé le Kulluk 2 fois et suis pleinement conscient de l'emplacement de la plateforme, des défis climatiques et des vastes plans qui devront être développés pour que cet incident soit géré de manière sûre et efficace », explique le commandant Thomas Ostebo, en charge de l'opération de sauvetage de la plateforme. C'est seulement dans la journée du 2 janvier que les gardes-côtes américains ont pu retourner sur le Kulluk.

Cette image générée par Google Maps montre au point A (en haut à gauche) l'île Sitkalidak, où s'est échouée la plateforme Kulluk. À droite en bas de l'image, Seattle, dans l'état de Washington aux États-Unis, est le lieu où le Kulluk devait subir des opérations de maintenance. © Google Map

Faire intervenir une équipe à bord du Kulluk a demandé du temps en raison des conditions météorologiques de ces derniers jours. Le 2 janvier, cinq experts ont pu être héliportés. L'évaluation des dommages et des plans de sauvetage à entreprendre a duré environ trois heures. Les résultats de l'évaluation sur place seront très précieux pour aider à choisir les options disponibles pour la libération de la plateforme.

Cette catastrophe potentielle est donc en suspens. L'incident n'est pas sans rappeler qu'à quelques centaines de kilomètres de l'île Sitkalidak, dans la baie du Prince-William, l'Exxon Valdez s'était échoué en mars 1989. Si ce dernier a provoqué l'une des plus graves marées noires de l'histoire, la plateforme Kulluk ne devrait pas causer des dommages irrémédiables. La faible quantité de pétrole à bord ne devrait pas affecter les eaux et les côtes d'Alaska.

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