Une nouvelle étude met en évidence les effets toxiques sur les cellules humaines du Roundup, l'un des herbicides les plus utilisés au monde, y compris sur les OGM alimentaires.
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Menée par Gilles-Eric Seralini et Nora Benachour, de l'université de Caen, cette étude (qui n'est pas la première du genre), publiée dans la revue scientifique américaine Chemical Research in Toxicology, s'est intéressée à la toxicitétoxicité du Roundup sur différents types de cellules humaines (du cordon ombilicalcordon ombilical, de l'embryonembryon et du placentaplacenta). L'expérience a porté sur quatre différentes formulations, à des doses correspondant à celles autorisées sur les cultures OGMOGM (le sojasoja notamment) modifiées génétiquement pour résister à cet herbicide.

Les résultats ont montré que ces formulations agissent à des doses infinitésimales (dilution jusqu'à 100.000 fois ou plus) et programment la mort de cellules (c'est l'apoptoseapoptose). Elles causent aussi des dommages des membranes et de l'ADNADN, et empêchent la respiration cellulairerespiration cellulaire.

Le produit actif n'est pas seul en cause

Autre résultat, le mélange de différents constituants adjuvants des Roundup augmente l'action du principe actifprincipe actif de l'herbicide, le glyphosateglyphosate, et qu'un de ses produits de transformation peut s'avérer encore plus toxique.

Cet effet des adjuvants « est grandement sous-estimé par la réglementation actuelle qui ne tient pas compte de ces phénomènes et fixe par exemple des Limites Maximales en résidus pour le glyphosate, quelle que soit sa formulation de vente » indique dans un communiqué le MDRGF (MouvementMouvement pour le droit et le respect des générations futures).

Cette association demande aux autorités en charge de l'évaluation des pesticidespesticides de réévaluer les différentes formulations de Roundup en prenant en compte les effets de la toxicité du glyphosate.