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Le trou d’ozone s’agrandit plus rapidement qu’en 2007

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La couche d'ozone aura peut-être besoin d'une cinquantaine d'années pour se remettre, annonce en substance Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Organisation des Nations-Unies.

Le trou dans la couche d'ozone en septembre 2008, plus étendue que l'année précédente à la même date. Crédit OMM

Bien qu'apparu plus tard cette année, le « trou » dans la couche d'ozone s'est agrandi plus rapidement et occupait le 13 septembre dernier une superficie de 27 millions de km² contre 25 millions l'année précédente. Sa taille n'atteint pas la valeur observée en 2006 mais sa croissance n'est pas encore terminée.

« Comme le montre le protocole de Montréal, lorsque l'environnement subit une détérioration aussi poussée, il a besoin d'énormément de temps pour s'en remettre », ajoute Ban Ki-moon, signalant aussi que les changements observés cette année dans la stratosphère pourraient retarder le reconstruction de cette fine et fragile couche protectrice.

L'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a émis son premier bulletin de la série 2008 sur l'état de la couche d'ozone fin août. Les données publiées sont basées sur les stations antarctiques de la Veille de l'Atmosphère Globale (VAG) de l'OMM, là où la réduction de ce gaz se révèle la plus importante.

Des efforts à poursuivre

Selon l'organisation, la valeur maximale du trou d'ozone devrait se situer cette année entre celles de 2006 et 2007, bien qu'il soit encore trop tôt pour en préjuger. Apparu plus tard, il a pris une forme plus allongée que les années précédentes et sa plus grande exposition à la lumière solaire a favorisé sa rapide extension. De plus, la progression régulière de la vapeur d'eau dans la stratosphère, à raison de 1% par an, favorise la formation de nuages stratosphériques polaires qui ont pour effet d'accentuer la déperdition d'ozone.

L'accent est également mis sur le réchauffement climatique, dont l'un des effets est un refroidissement de la stratosphère, affectant la couche d'ozone. De fait, un tel coup de froid a été constaté ces dernières décennies, aussi bien au-dessus de l'Antarctique que de l'Arctique, ce qui favorise aussi les réactions chimiques destructrices d'ozone.

Le trou dans la couche d'ozone le 12 septembre 2007. Crédit OMM

Il est vraisemblable que ces effets freinent la reconstruction de la couche d'ozone, dont les prévisions les plus pessimistes pourraient être dépassées. L'OMM lance donc un appel aux Etats membres qui ont entrepris des mesures en faveur de la réduction de l'émission des gaz à effet de serre ou potentiellement destructeurs de l'ozone atmosphérique afin qu'ils d'intensifier leurs efforts.

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