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La Niña faiblit, après avoir favorisé un hiver particulièrement rigoureux

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Le phénomène climatique La Niña et son pendant El Niño s'inscrivent dans un vaste ensemble de mouvements atmosphériques et hydrologiques qui intéressent l'ensemble du globe terrestre. En partie responsable de la vague de froid actuelle sur l'Europe, il est en train de faiblir.

Influence de La Niña et d’El Niño sur le continent américain et le Pacifique central. Source Commons

La partie centrale de l'Océan Pacifique est généralement occupée par une vaste zone cyclonique, nommée la Circulation de Walker. Les vents du sud-est qu'elle engendre chassent les eaux chaudes en direction de l'Australie, provoquant à leur place la remontée d'eaux froides des profondeurs. Le refroidissement des eaux de surface s'accompagne d'un dérèglement climatique dont les mécanismes sont encore mal connus, avec des répercussions sur tout le bassin Pacifique et la recrudescence de typhons de l'Asie tropicale à l'ouest de l'Océanie.

Ce dérèglement engendre aussi des perturbations dans d'autres océans, comme l'Atlantique où les ouragans deviennent plus fréquents. L'est de l'Amérique du Sud connaît des conditions climatiques proches de la sécheresse, tandis que l'Afrique australe s'humidifie. En Europe, la situation devient aussi plus rigoureuse.

Selon l'Organisation mondiale météorologique (OMM), le phénomène La Niña en cours est responsable des conditions hivernales rigoureuses que nous venons de connaître, mais il est en train de s'affaiblir.

« Comme les paramètres [de La Niña] sont en train de faiblir, les prévisions les plus probables sont ''neutres'' pour la période mars-mai », précise l'OMM dans un communiqué, ajoutant que ceux-ci devraient atteindre un point d'équilibre de mars à mai 2009, ce qui rend les prévisions futures très incertaines.

Toujours selon l'OMM, la moyenne des températures à l'échelle du globe en 2008 a été inférieure à ce qui avait été enregistré depuis 2000, à cause de températures de surface inhabituellement froides dans l'Océan Pacifique équatorial.

Habituellement, le phénomène La Niña fait suite à une période El Niño dont les effets sont inverses et se traduisent par une élévation au-dessus de la moyenne de la température du centre du Pacifique. Le dernier épisode, en 2002, a entraîné les pluies d'orage les plus violentes qu'aient connues le Chili depuis 80 ans, tandis qu'en décembre, l’Australie connaissait une sécheresse exceptionnelle. Des excès peut-être provoqués par le renforcement mutuel entre El Niño et le réchauffement climatique.

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