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Une cuve de récupération d’eau de pluie pour le jardin, les WC…

Dossier - Récupération de l'eau de pluie : la bonne idée
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La récupération de l'eau de pluie a de nombreux avantages écologiques et économiques. Elle s'inscrit dans une logique de développement durable. De la collecte à la redistribution en passant par le choix du matériau et de l'emplacement, vous aurez toutes les cartes en main pour équiper votre logement dans ce dossier.

  
DossiersRécupération de l'eau de pluie : la bonne idée
 

Le budget le plus important d'un dispositif de récupération des eaux de pluie est celui consacré à l'achat de la cuve. Les fabricants sont nombreux et le choix très varié. Cette cuve peut servir pour le jardin, les WC...

Avant de bien choisir sa cuve de récupération d'eau de pluie, il faut surtout savoir économiser l'eau. © Alexander Raths, Shutterstock

Usages domestiques et extérieurs : de l'eau pour le jardin, les WC…

Alors, pour cibler vos besoins, déterminez tout d'abord à quoi vous destinez cette eau tombée du ciel :

  • usages extérieurs (arrosage du jardin, des plantes...) ;
  • utilisation domestique (WC, lave-linge, salle de bains...) ;
  • eau potable.

Il est évident que le coût, les contraintes et les modes de stockage différeront selon l'utilisation retenue (cela peut être les trois à la fois).

Comment bien choisir sa cuve de récupération d'eau ? © Yvan Saint-Jours

Bien choisir sa cuve de récupération d'eau

Que l'usage soit extérieur ou intérieur, ce sont les mêmes cuves qui sont proposées à la vente. La différence réside dans les volumes et, surtout, les équipements.

Par exemple, chez 2eaux, la cuve de 5.000 litres en polyéthylène (PE) coûte 3.000 euros HT (non posée) équipée pour le jardin (filtre, siphon de trop-plein, clapet, pompe électrique) et 4.300 euros HT équipée pour la maison (groupe hydrophore).

Réglementation et réticences des autorités sanitaires

Notez que, d'un point de vue réglementaire, si l'utilisation extérieure ne pose aucun problème, les autorités sanitaires sont en revanche très réticentes à l'introduction de l'eau de pluie dans les logements.

Dans un avis émis par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France, autorité du ministère de la Santé compétente sur ce sujet, celui-ci considère : « Pour les usages alimentaires (boisson, préparation des aliments, lavage de la vaisselle) et les usages d'hygiène corporelle (lavabo, douche, bain, lavage du linge), l'utilisation d'une eau potable est obligatoire. La récupération et l'utilisation d'eau de pluie collectée en aval de toitures est acceptable pour des usages non alimentaires et non liés à l'hygiène corporelle, dès lors que ces usages n'impliquent pas de création d'un double réseau à l'intérieur des bâtiments ; c'est-à-dire via un système de collecte à l'extérieur des bâtiments et pour des usages extérieurs ».

Utilisation d'eau potable obligatoire certes, mais l'interdiction d'employer l'eau de pluie n'est pas explicitement mentionnée. Notez qu'un système de double réseau ne s'improvise pas : il faut rendre impossible tout phénomène de retour d'eau pluviale dans le réseau d'eau potable. En cas de rupture de charge, un surpresseur avec disconnexion doit donc venir s'interposer entre le réseau public et le réseau privé. Mieux vaut faire appel à un professionnel pour le montage.

Plus d'informations sur les arrêtés concernant les normes de récupération des eaux pluviales, le crédit d'impôt ou la loi sur l'eau de décembre 2006 sur cette page du site du ministère de l'Environnement.