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Le 16 août 2010 à 17h26

En images : le beau spectacle des Perséides 2010

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences

Une fois n'est pas coutume, le maximum d'activité de l'essaim d'étoiles filantes des Perséides s'est produit une semaine sans Lune. Une aubaine pour les astrophotographes qui ont pu capturer les plus brillantes de ces lumières fugitives.

Notre actualité du 10 août le laissait entendre : 2010 s'annonçait comme un bon cru pour les Perséides. Ces étoiles filantes dont le radiant se situe dans la constellation de Persée sont les restes poussiéreux des passages réguliers de la comète Swift-Tuttle. La Terre croise ces petites particules chaque été avec un maximum d'intensité la nuit du 12 août.

Même si l'essaim des Perséides n'est pas le plus spectaculaire, il a la bonne idée de se produire en pleine période estivale, permettant au grand public d'en profiter. Cet essaim est d'ailleurs l'un des temps forts des Nuits des étoiles qui se déroulent toujours à la même période.


Perséides 2010. Crédit J.-C. Dalouzy

En 2010 l'essaim des Perséides aura été fidèle à lui-même : un taux horaire maximal de cent météores environ. Les premiers résultats de la campagne d'observations ont déjà été publiés par l'International Meteor Organization.

Il n'y a rien là d'exceptionnel (certains essaims peuvent parfois produire une telle quantité de météores en quelques minutes...) mais le maximum coïncidait à peu près avec la Nouvelle Lune, ce qui a permis de profiter pleinement du spectacle. Comme à chaque fois, les astrophotographes ont essayé de réaliser des images de ce phénomène astronomique.

Paradoxalement, si les étoiles filantes sont observables facilement sans aucun instrument astronomique, leur capture photographique est assez aléatoire. Il est en effet impossible de prévoir dans quelle partie du ciel elles vont devenir visibles. Il faut donc faire des poses longues dans une direction choisie au hasard en espérant que la chance fera le reste !


Perséides 2010. Crédit S. Vetter

Penser au premier plan

Pour augmenter les probabilités, certains passionnés mettent en batterie plusieurs appareils photographiques ou utilisent des optiques à très grand champ, type fish-eye. Cette dernière technique a été employée par Jean-Christophe Dalouzy pour photographier cette belle étoile filante sous le ciel de Normandie la nuit du maximum.

Quels que soient les moyens photographiques employés, seuls les météores les plus lumineux seront enregistrés : en raison de la rapidité de leur passage, les plus faibles n'impressionnent pas les capteurs photographiques. Pour faire une belle photo, les astrophotographes cherchent en général un premier plan esthétique. Stéphane Vetter réalise ses images au Donon, un sommet du massif des Vosges sur lequel se trouvent les restes d'un temple gallo-romain dédié au dieu du commerce, Mercure. C'est dans ce cadre magique que Stéphane Vetter a photographié un très brillant météore dans la nuit du 12 au 13 août.


Perséides 2010. Crédit S. Guisard

A des milliers de kilomètres de là, au Chili, Stéphane Guisard, connu pour ses superbes images astronomiques, photographiait lui aussi le ciel. Il avait choisi comme premier plan son lieu de travail, le Very Large Telescope dont il est l'un des ingénieurs.

Malgré 8.000 clichés réalisés avec un objectif grand champ au cours de 2 nuits passées dehors, il n'a pu saisir qu'un seul météore assez brillant. Une maigre récolte qui s'explique par sa position géographique australe, la constellation de Persée n'étant bien visible que de l'hémisphère nord.

Mieux placés, les astronomes amateurs rassemblés à l'Observatoire québécois du Mont Megantic on pu admirer quelques beaux météores. Le photographe Rémi Boucher a réussi à en capturer un certain nombre.


Perséides 2010. Crédit R. Boucher

L'assemblage de plusieurs de ses clichés fournit sur l'image finale la preuve de l'origine commune des météores. Tous semblent bien provenir d'une seule direction, le radiant situé dans la constellation de Persée.

Une impression confirmée par une superbe image réalisée en Hongrie et présentée ci-dessous. L'astrophotographe T. Ladanyi a assemblé plusieurs clichés réalisés pendant deux nuits au moment du maximum d'activité de l'essaim. L'emploi d'un objectif fish-eye permet d'admirer les traces de météores sur toute la voûte céleste coupée en deux par la Voie lactée.

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Cette superbe image de l'astrophotographe T. Ladanyi est un assemblage de plusieurs clichés réalisés pendant les nuits des 11 et 12 août 2010. De nombreuses Perséides brillantes sont visibles. Crédit T. Ladanyi
Cette superbe image de l'astrophotographe T. Ladanyi est un assemblage de plusieurs clichés réalisés pendant les nuits des 11 et 12 août 2010. De nombreuses Perséides brillantes sont visibles. Crédit T. Ladanyi