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Avec HzO, Zagg prétend rendre étanches tous les mobiles

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Plonger un iPhone dans l'eau sans le perturber, c'est possible, affirme l'entreprise Zagg, qui montre une étrange protection interne, HzO, qui agirait à l'échelle microscopique. Comme preuve, pas d'explication technique mais des vidéos.

Un Galaxy S2 plongé dans l'eau par Paul S. Clayson, président de HzO, lors de la conférence de presse annonçant le prochain CES 2012. © NewYorkBob/YouTube

Société américaine spécialisée dans la protection d'appareils électroniques mobiles, Zagg propose des films plastiques (baptisés InvisibleShield). Pour 25 dollars (18 euros), on peut protéger son smartphone des rayures. Lors d'une conférence de presse aux États-Unis, elle vient de présenter une innovation bien plus surprenante, qui sera montrée au prochain CES (Consumer Electronic Show) : HzO, un revêtement interne, simple dépôt d'une couche microscopique rendant l'électronique insensible à l'eau. HzO est en fait le nom de l'entreprise qui a mis au point cette technologie et qui a en partie été rachetée par Zagg en novembre 2010.

Les vidéos sont étonnantes : on y voit un téléphone allumé plongé dans l'eau et continuer à fonctionner. Une petite enceinte, en partie immergée dans un aquarium produit sa musique en faisant sautiller l'eau sur la membrane de son haut-parleur. L'expérience a été réalisée avec un Samsung Galaxy S2 lors de la conférence de presse.


Une démonstration avec un iPhone et une enceinte… dans un aquarium. Le présentateur explique que cette technologie est militaire à l’origine. © Zagg/YouTube

Zagg ne précise pas grand-chose de la nature du procédé. Il s'agirait de nanotechnologie, explique-t-elle succinctement. Cette couche, composée d'un produit hydrophobe, est déposée par vaporisation à l'intérieur du boîtier, donc sur la carte électronique elle-même, et s'applique « à l'échelle des molécules ».

L'eau pénètre donc dans l'appareil, qui n'a pas besoin d'être étanche, comme l'appareil photo Olympus µ 1050 SW. Manifestement résistant à l'électricité, ce revêtement évite des courts-circuits et l'électronique peut continuer à fonctionner.

Une description sommaire du principe du HzO (dessin extrait d'une vidéo), consistant à vaporiser des molécules qui viennent adhérer intimement au système électronique. Nook signifie coin et cranny faille, l'expression nooks and crannies a le sens de « dans les coins et recoins ». On remarque le schéma de la molécule, du benzène qui semble former des chaînes. Sur une autre image, on voit brièvement cette molécule : un cycle de benzène greffé de deux CH2, soit le para-xylylène. © Zagg

Nature mystérieuse

Rien n'est dit sur le coût de l'intervention ni sur la tenue de la protection dans le temps. Les démonstrations ne montrent pas non plus l'utilisation de l'écran tactile sous l'eau. Un plongeur en action pourra-t-il téléphoner (en surface tout de même...) ? Ce revêtement supporte-t-il la pression ? (En principe il le devrait puisque cette couche adhère à son support et semble très fine.) Cette couche résiste-t-elle à l'eau de mer ?

L'idée, semble-t-il, n'est que de protéger un petit appareil mobile des aléas de la vie quotidienne, le préservant de la destruction définitive quand il est exposé à la pluie ou qu'il tombe dans la cuvette des WC...

Si cette technique s'avère vraiment efficace, elle pourrait avoir des applications dans de multiples domaines et même en dehors de l'électronique. Zagg (qui a investi 3,5 millions de dollars dans cette affaire, soit 2,6 millions d'euros) parle du textile et de l'automobile, pour lesquels on trouve depuis longtemps des revêtements hydrophobes. Peut-être en saurons-nous davantage au CES 2012, qui se tiendra du 10 au 13 janvier 2012.

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