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La biométrie pour reconnaître... les melons

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Le géant de l'électronique japonais Nec propose une méthode biométrique capable d'identifier des melons en analysant les motifs de leur écorce. Objectif : permettre aux consommateurs de connaître leur origine.

Les motifs de l’écorce de melon sont scannés puis leur structure est modélisée pour créer une empreinte numérique unique pour chaque fruit. © Nec

Quel est le point commun entre un doigt et un melon ? Leur surface est recouverte de motifs (les empreintes digitales pour le doigt et les motifs complexes de l'écorce pour le melon) qui leur donnent un caractère pratiquement unique et permettent de les identifier avec quasi-certitude !

C'est en partant de ce constat que Nec a eu l'idée d'adapter ses solutions de reconnaissance d’empreintes digitales et de reconnaissance faciale à l'identification des fruits et légumes. Réputé pour son savoir-faire en biométrie, le géant de l'électronique grand public a mis au point une technique qui permet d'identifier de manière quasi-certaine un melon à partir d'une simple photographie de sa surface.

Un simple smartphone suffira peut-être demain à connaître avec précision l’origine d’un fruit comme le montre cette démonstration filmée par la chaîne japonaise NHK. © NHK

Un taux d’erreur extrêmement faible

L'industriel a testé sa technologie avec 1.800 melons et selon lui, la probabilité de considérer deux melons différents comme étant identiques est de 0,0001 %. À l'inverse, la probabilité de considérer deux melons identiques comme différents serait de 0,4 %.

Le Japonais qui a présenté sa technologie cette semaine au salon RetailTech Japan 2011 à Tokyo pense qu'elle est suffisamment fiable pour être utilisée par les producteurs, les distributeurs et les consommateurs pour garantir la traçabilité de certaines denrées alimentaires.

Dans un premier temps, les producteurs devraient prendre en photo tous les melons prêts à être expédiés, lors de leur mise en caisse par exemple. L'empreinte numérique de chaque fruit serait alors calculée et envoyée dans une vaste base de données accessible via Internet.

Ensuite, les distributeurs, voire les consommateurs, pourraient connaître l'origine d'un melon simplement en le prenant en photo avec leur smartphone ou tout autre appareil connecté à Internet. L'empreinte du fruit serait à nouveau calculée et comparée avec celle archivée dans la base de données ce qui permettrait d'établir l'origine du fruit.

Nec a choisi le melon car ses motifs sont très visibles et l’aspect du fruit ne bouge pas pendant le transport. © DR

Dans les rayons en 2013 ?

Aujourd'hui déjà, les producteurs utilisent des codes-barres voire des étiquettes intelligentes RFID pour identifier leurs productions mais certains intermédiaires n'hésitent pas à falsifier ces étiquettes pour revendre les récoltes à un meilleur prix. La technologie de Nec permettrait d'éviter ces pratiques.

L'industriel a d'abord choisi de tester sa solution avec des melons car ce fruit comporte des motifs très visibles et ne change pas d'aspect pendant son transport mais son système d'authentification pourrait aussi fonctionner avec d'autres denrées comme les pommes, les oranges ou les poissons. Il envisage de commercialiser sa solution d'ici à deux ans.

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