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Une idée en l'air : le Wi-Fi à grande échelle

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Une start-up propose un réseau de stations Wi-Fi pour généraliser l'accès à Internet à très haut débit et à bas coût, concurrençant aussi bien l'ADSL que l'UMTS. Premières expériences dans un arrondissement parisien avec un abonnement gratuit.

Un accès à plusieurs Mbits/s (contre 0,5 à 2 en ADSL) et les communications téléphoniques gratuites sur son mobile grâce à une interface Wi-Fi : c'est possible dès aujourd'hui et c'est même l'avenir inéluctable, selon Rafi Haladjian, fondateur de la société Ozone.

Du haut de sa start-up fondée en avril 2003, ce pionnier de l'Internet, qui a créé Francenet (premier opérateur Internet en France, devenu Fluxus), range déjà dans les oubliettes de l'histoire l'ADSL, le câble, l'UMTS (réseau de téléphonie mobile permettant l'échange de données à haut débit) et les hot spots Wi-Fi (qui donnent accès à Internet depuis un ordinateur portable ou de poche dans un café ou un hôtel).

Son idée : un réseau d'antennes diffusant Internet à très haut débit - jusqu'à 6 Mbits/s dans les expériences actuelles - facturé à bas coût. Ce "réseau pervasif", d'après le mot franglais choisi par Raji Haladjian, (pervasive signifie envahissant) utilise la norme Wi-Fi, comme les hot-spots. Mais les antennes de ce réseau envahissant, elles, couvrent une surface plus grande et une telle "oZone" diffuse Internet à l'échelle d'un quartier ou d'un pâté de maison.

Le Wi-Fi, dans sa norme la plus courante (802.11b, celle utilisée par Ozone), permet en effet, jusqu'à des distances de 50 à 300 mètres, des débits de 1 Mbit/s (quand des obstacles dégradent le signal radio) à 11 Mbits/s (maximum théorique). La version 802.11g, qui commence à être utilisée, autorise, elle, jusqu'à 54 Mbits/s, et, dans la pratique, de 15 à 20 Mbits/s.

Raji Haladjian est passé à l'acte à Paris, en utilisant le réseau filaire de British Telecom (et installé naguère par Fluxus). Une partie du treizième arrondissement dispose d'ores et déjà d'un accès à très haut débit, accessible librement avec un ordinateur équipé d'une carte Wi-Fi, qu'il suffit de paramétrer correctement (notamment en désactivant le cryptage des échanges, ce qui soulève peut-être un problème de confidentialité ou de sécurité).
Pour l'instant, l'accès est gratuit. Si l'expérience est concluante, Ozone fera payer un abonnement forfaitaire illimité, comme pour l'ADSL et le câble, et espère étendre au cours de cette année ses "oZones" à Paris et ailleurs.

Avec la généralisation de la téléphonie sur Internet et l'apparition de téléphones mobiles compatibles Wi-Fi, la possibilité de communications gratuites sur son portable devient réalité, du moins dans les minuscules zones couvertes par les antennes Wi-Fi.

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