Aujourd'hui avec les drones, demain avec les MAV (Micro-Air Vehicles), les machines prennent l'air. Mais elles ont un talon d'Achille, et de taille, le GPS et sa précision d'une dizaine de mètres ne permet pas un repérage fin, surtout à l'intérieur de bâtiments. Les ingénieurs du MIT ont mis leur savoir-faire à contribution pour résoudre ce problème, qui intéressent les militaires mais aussi les civils...
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Depuis plusieurs années nous sommes familiarisés avec les dronesdrones, ces avions sans pilotes mais autonomes, qui sont en mesure d'effectuer des missions de reconnaissance, voire des interventions armées. Ces engins connus aussi sous le nom d'UAV (Unmanned Aerial Vehicle) ne datent pas d'hier. En effet leur mise au point a connu des prémices dès le début du siècle dernier. Le gyroscopegyroscope de 1916 s'est vu remplacé par l'actuel GPSGPS, technologie militaire largement répandue dans le civil.

Quand les drones sont aveugles

Si les UAV permettent d'éviter des pertes humaines en service, il reste que leur champ d'action est soumis aux aléas de l'altitude, ce qui ne permet pas de frapper aussi chirurgicalement que certains le voudraient. Le repérage reste donc en théorie l'apanage des êtres humains. Des robots sur chenille et divers dispositifs au sol permettent cependant d'explorer le terrain dans une mesure restreinte, ou bien encore d'effectuer des opérations telles que du déminage, mais ils sont encore dépendants de l'homme. En effet lors d'une intervention au sol les 10 mètres de précision du GPS deviennent insuffisants. En sus dans le cas d'une intrusion dans un bâtiment aucun plan détaillé ne pourrait aider ces drones à être autonomes.

Jeux de guerre

Autrefois jouets de luxe, les véhicules volants radiocommandés s'affranchissent de leur statut pour devenir à leur tour des drones. Les MAV (Micro AirAir Vehicles) sont la prochaine étape dans les domaines de la reconnaissance de terrains hostiles et du renseignement. De la taille d'un jouet, ils sont destinés à intervenir là où les UAV risquent d'être sacrifiés. La taille, le poids et le faible coût des MAV les destinent plus naturellement à des opérations où le risque de collision et la nécessité d'une discrétion extrême interviennent.


Démonstration vidéo des capacités du prototype du MIT. © Massachusetts Institute of Technology

Pour permettre une autonomieautonomie, l'idée d'établir une cartographie en temps réel à l'aide d'une intelligence artificielleintelligence artificielle s'est imposée. En lieu et place du GPS inutilisable, le département Robust Robotics Group du MIT a axé ses recherches sur un algorithme de géolocalisation. Le procédé consiste à mesurer les distances entre le MAV et les obstacles à l'aide de capteurscapteurs optiques et de laserslasers pour réaliser une cartographie tridimensionnelle du terrain. On peut comparer cette utilisation du laser aux télémètres employés sur les chantiers pour mesurer les distances. Le résultat est une carte qui permettra ensuite à un ordinateurordinateur de piloter l'appareil, muni d'une caméra 3D. Le résultat est impressionnant. L'engin anticipe les obstacles, passe par des fenêtresfenêtres étroites et réagit même à des impacts impromptus !

Tout l'intérêt du principe repose sur la multiplication des MAV. C'est l'ensemble des appareils qui, reliés en réseau, finissent par dresser une carte précise d'un vaste territoire, voire une ville entière. Pour l'instant, le projet n'en est qu'à ses débuts puisque le travail a porté sur un véhicule unique.

Les objectifs principaux de la conception de l'appareil sont d'effectuer une mission spécifique sans se faire repérer par des civils ou des ennemis. Fermez bien vos fenêtres...