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Mauvaises notes en écologie pour la hi-tech selon Greenpeace

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De Nintendo, dernier avec son « zéro pointé » à Sony-Ericsson, premier, l'association écologiste a, comme tous les trois mois, noté les constructeurs de matériels électroniques. Tout le monde peut mieux faire, dit le professeur...

Du rouge de la honte au vert de l’espoir, le tableau de bord des fabricants de matériel électronique, selon Greenpeace. Mais dans le secteur le plus vert, il n’y a personne… © Greenpeace

« Guide pour une hi-tech responsable » : c'est le nom du document que Greenpeace publie désormais tous les trois mois pour noter, comme à l'école, les constructeurs de petits matériels électroniques sur leur politique de préservation de l'environnement. Sont pris en compte la présence de composés dangereux dans les appareils ainsi que l'organisation du recyclage. Cette sixième édition (téléchargeable en format PDF) réunit dix-huit entreprises, fabricants de téléphones mobiles, d'ordinateurs, de consoles de jeux et de téléviseurs.

C'est Sony-Ericsson (ex-Ericssson, fabricant de mobiles) qui sort premier de la classe avec un très beau 7,7 sur 10 tandis que Nintendo (intégré pour la première fois dans ce guide) enfile le bonnet d'âne avec un irrémédiable 0, « pointé » précise le texte de Greenpeace. En comparant avec les précédentes éditions, on note de nombreux mouvements, à la baisse et à la hausse, dans le rang occupé par les constructeurs. Nokia, par exemple, qui fut premier, se retrouve à la neuvième place pour une dégradation de sa politique de recyclage, mal expliquée dans certains pays, au public mais aussi aux revendeurs, comme l'ont vérifié sur place des membres de l'association.

Apple, dont Greenpeace avait précédemment fustigé l'iPod s'en sort bien. La pomme se fait plus verte, montant sa note de 5,3 à 6 et devient onzième, fruits de plusieurs engagements sur la composition des nouveaux iMac et d'explications sur le recyclage.

Bien faire et surtout le dire

Ce classement doit être pris avec un certain recul puisque Greenpeace ne pratique à peu près aucun test (si ce n'est l'enquête sur le recyclage chez Nokia et l'analyse de l'iPod effectuée en octobre dernier, repérant des produits assez nocifs pour l'environnement). L'association considère certaines informations sur les sites Web des constructeurs : indication de la présence ou de l'absence, dans les produits vendus, de PVC (un plastique chloré) et de retardateurs de flammes bromés (RFB), souci affiché d'éviter des substances dangereuses et engagements sur le recyclage.

La politique de communication compte donc pour beaucoup. Pour être bien noté par Greenpeace, il ne suffit pas de retirer le PVC de ses produits, il faut aussi l'expliquer clairement sur son site... Apple, par exemple, a fait un effort de ce côté. La publication du guide de Greenpeace poussera sans doute les fabricants à une certaine transparence vis-à-vis du grand public sur la manière dont ils prennent en compte les questions environnementales.

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