Ce prototype de drone terrestre est une mule qui peut servir de bouclier ou transporter de l’armement et des munitions. © Écoles de formation des officiers de l'armée de Terre
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L'armée française s'entraîne au combat avec Spot et d'autres robots

ActualitéClassé sous :Guerre du futur , cyberguerre , armée française

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[EN VIDÉO] Spot, le robot quadrupède de Boston Dynamics  Découvrez Spot, l'un des robots de Boston Dynamics. Ce prototype qui ressemble à un gros chien se déplace avec une étonnante agilité et garde même l'équilibre après un coup de pied, la preuve en vidéo ! 

Sur les champs de manœuvres du camp de Coëtquidan, durant deux jours les militaires se sont entraînés au combat en compagnie de robots, comme le célèbre Spot, ou bien les drones terrestres dont ceux produits par l'équipementier français Nexter.

Des robots pour se protéger lors des assauts, d'autres pour inspecter, furtivement ou presque... L'armée française commence à évaluer la compagnie des robots en situation de combat. C'est sur le terrain de « jeu » de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en Bretagne qu'une expérimentation de deux jours a été menée, à la fin du mois de mars avec des robots. Sur les champs de manœuvres de Coëtquidan à proximité des fantassins déployés, on trouvait le célèbre robot-chien Spot de Boston Dynamics en version militarisée et distribué par Shark Robotics. Utile pour ouvrir les portes sans danger ou faire de la reconnaissance pour les combats urbains. Il peut être épaulé par le petit robot terrestre à chenilles Nerva conçu par l'équipementier français Nexter qui est discret et peut se faufiler partout.

Devant les soldats, ou derrière eux, des mules peuvent transporter l'armement lourd et les munitions et servir à l'évacuation de blessés. C'est le cas de l'Ultro qui peut porter jusqu'à 600 kg. Dans le même style, il y a le Barracuda. Ces mules blindées peuvent aussi protéger l'avancée des soldats en dressant devant eux un bouclier pare-balles. Il y avait aussi un drone doté d'un canon de 20 mm, sorte de petit tank baptisé THeMIS et produit par la firme estonienne Milrem.

Sur le compte Twitter de l'école militaire de Saint-Cyr, quelques photos de l’évolution des robots avec les fantassins. © Twitter, Écoles de formation des officiers de l'armée de Terre

Trop lents, pas assez d'autonomie

Cet exercice de recherche appliquée rassemblait 80 élèves de l'école militaire inter-armes (EMIA). L'exercice était organisé par le centre de recherche des écoles de Coëtquidan. Il consistait essentiellement à comparer trois scénarios d'actions, sans et avec robots. Les exercices consistaient en une action d'attaque avec la prise d'un carrefour, une action de défense de jour puis de nuit, et enfin, du combat urbain.

Les différentes missions ont permis d'évaluer les avantages ou les vulnérabilités que peuvent apporter ces robots. Globalement, pour le moment leur intégration aux côtés des fantassins n'est pas encore gagnée. Pour la plupart, ils souffrent d'une mauvaise autonomie et sont bien souvent trop lents pour mener à bien les missions.

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