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Pourrait-on recevoir des messages de civilisations extraterrestres ?

Dossier - 10 questions essentielles sur l'Univers
DossierClassé sous :Espace , Univers , histoire de l'univers

Pourquoi la nuit est-elle noire ? Que se passera-t-il quand le Soleil va mourir ? Pourquoi dit-on que nous sommes des poussières d’étoiles ? Pourquoi les planètes sont-elles rondes ? Un trou noir risque-t-il un jour de nous aspirer ? Découvrez les réponses de l'astrophysicien Jean-Pierre Luminet à 10 questions essentielles sur l'Univers.

  
Dossiers10 questions essentielles sur l'Univers
 

La possibilité d'existence d'êtres intelligents vivant sur des planètes tournant autour d'autres étoiles que le Soleil n'est pas exclue. Malheureusement, dans l'état actuel de la technique, un contact direct par le biais des voyages interstellaires reste du domaine du rêve et de la science-fiction : il faudrait des dizaines de milliers d'années à un engin spatial pour atteindre les étoiles les plus proches. 

Allen Telescope Array. © Allen Telescope Array, Wikimedia Commons, CC 2.0

Mais on peut espérer déceler la présence de civilisations ayant atteint un développement technologique comparable au nôtre, en captant des signaux électromagnétiques émis par ces civilisations. L'une des principales difficultés réside dans le choix de la direction et des fréquences d'écoute.

Grâce au radiotélescope « Allen Telescope Array » situé en Californie, le programme Seti capte une quantité énorme de signaux dans l'espoir que l'un d'eux émane d'une forme de vie extraterrestre. © Hajor, CC by-nc 2.0

Seti : à la recherche de vie extraterrestre

Au début des années 1960 a été lancé un programme international de recherche de vie extraterrestre, baptisé Seti (Search for Extra Terrestrial Intelligence). Son « oreille » est un énorme récepteur radio multicanaux. Les ondes radio sont en effet les plus aptes à transmettre l'information dans l'espace interstellaire, dans une fenêtre de fréquences comprises entre 1 et 10 gigahertz. Chaque canal d'écoute ayant une largeur de bande de 1/10 Hz, cela fait cent milliards de canaux à explorer et requiert d'énormes capacités de calcul.

En 1999, l'université de Berkeley a développé un logiciel de grille informatique nommé SETI@home. Il consiste à utiliser les processeurs de milliers d'ordinateurs connectés à Internet afin d'analyser ces données. Les calculs sont menés en tâche de fond, donc de façon transparente pour l'utilisateur. Les résultats sont transmis à un serveur central qui se charge également de distribuer les tâches parmi les unités de calcul. Des amateurs vont même jusqu'à monter chez eux leurs propres radiotélescopes Seti. Pour cela, ils utilisent des récepteurs radio très sensibles, permettant de surveiller la fréquence de l'hydrogène neutre à 1,42 GHz, et de petites paraboles de trois à cinq mètres de diamètre comme antennes.

Toutes les expériences menées jusqu'à présent sont hélas restées vaines.