La possibilité d'existence d'êtres intelligents vivant sur des planètes tournant autour d'autres étoilesétoiles que le SoleilSoleil n'est pas exclue. Malheureusement, dans l'état actuel de la technique, un contact direct par le biais des voyages interstellaires reste du domaine du rêve et de la science-fiction : il faudrait des dizaines de milliers d'années à un engin spatial pour atteindre les étoiles les plus proches. 

Allen Telescope Array. © <em>Allen Telescope Array,</em> Wikimedia Commons, CC 2.0
Allen Telescope Array. © Allen Telescope Array, Wikimedia Commons, CC 2.0

Mais on peut espérer déceler la présence de civilisations ayant atteint un développement technologique comparable au nôtre, en captant des signaux électromagnétiques émis par ces civilisations. L'une des principales difficultés réside dans le choix de la direction et des fréquencesfréquences d'écoute.

Grâce au radiotélescope « <em>Allen Telescope Array</em> » situé en Californie, le programme Seti capte une quantité énorme de signaux dans l'espoir que l'un d'eux émane d'une forme de vie extraterrestre. © Hajor, CC by-nc 2.0
Grâce au radiotélescope « Allen Telescope Array » situé en Californie, le programme Seti capte une quantité énorme de signaux dans l'espoir que l'un d'eux émane d'une forme de vie extraterrestre. © Hajor, CC by-nc 2.0

Seti : à la recherche de vie extraterrestre

Au début des années 1960 a été lancé un programme international de recherche de vie extraterrestre, baptisé Seti (Search for Extra Terrestrial Intelligence). Son « oreille » est un énorme récepteur radioradio multicanaux. Les ondes radio sont en effet les plus aptes à transmettre l'information dans l'espace interstellaire, dans une fenêtrefenêtre de fréquences comprises entre 1 et 10 gigahertz. Chaque canal d'écoute ayant une largeur de bandelargeur de bande de 1/10 HzHz, cela fait cent milliards de canaux à explorer et requiert d'énormes capacités de calcul.

En 1999, l'université de Berkeley a développé un logiciellogiciel de grille informatique nommé [email protected] Il consiste à utiliser les processeursprocesseurs de milliers d'ordinateursordinateurs connectés à InternetInternet afin d'analyser ces données. Les calculs sont menés en tâche de fond, donc de façon transparente pour l'utilisateur. Les résultats sont transmis à un serveurserveur central qui se charge également de distribuer les tâches parmi les unités de calcul. Des amateurs vont même jusqu'à monter chez eux leurs propres radiotélescopes SetiSeti. Pour cela, ils utilisent des récepteurs radio très sensibles, permettant de surveiller la fréquence de l'hydrogènehydrogène neutre à 1,42 GHz, et de petites paraboles de trois à cinq mètres de diamètre comme antennes.

Toutes les expériences menées jusqu'à présent sont hélas restées vaines.