Une supernova sur des pièces de monnaie byzantines

Classé sous :Supernova , archéologie , histoire
Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Nébuleuse du Crabe : revivez sa terrible explosion en supernova  Voici, rejouée, l’explosion de la supernova survenue en l’an 1054 dans la constellation du Taureau. Les Terriens de l'époque ont vu une nouvelle étoile nouvelle étinceler jour et nuit durant plusieurs mois. Aujourd'hui, ses restes, baptisés nébuleuse du Crabe, poursuivent leur expansion. Nous les voyons ici observés par cinq grands instruments, travaillant dans différentes longueurs d’onde, en fausses couleurs. 

Elle fut visible dans le ciel en l'an 1054, de jour comme de nuit : la supernova SN 1054 a formé ce que l'on appelle aujourd'hui la nébuleuse du Crabe (M1), l'un des objets les plus connus du ciel profond. Cette année-là, le ciel a vu apparaître au mois de juillet une toute nouvelle étoile très brillante. Cette découverte a ensuite été recensée et décrite dans de nombreux ouvrages de l'époque, principalement en Orient, notamment en Chine. Mais, côté Occident, très peu de récits la citent, un fait attribué à la chrétienté qui ne tenait pas à noter de changements dans le ciel, considéré alors comme divin.

Mais une étude publiée dans la revue European Journal of Science and Theology remet légèrement ce fait en question. En effet, des chercheurs viennent tout juste de dénicher d'anciennes pièces de monnaie byzantines, éditées entre l'été 1054 et le printemps 1055. Elles sont frappées du visage de Constantin IX Monomaque, l'empereur byzantin, et de, non pas une étoile comme la plupart des pièces de l'époque, mais deux étoiles. La première symboliserait Vénus, aussi surnommée étoile du matin, tandis que la tête du monarque représente le Soleil. Que représenterait la deuxième étoile alors ? Les chercheurs supposent dans leur étude qu'elle serait un clin d'œil à la supernova SN 1054.

Des pièces de monnaie frappées sous le règne de Constantin IX. Sur la dernière pièce, en bas à droite, les flèches rouges montrent les deux étoiles. © Filipovic et al.