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Columbia, les premiers résultats renforcent la théorie

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La mousse isolante, qui a frappé le bord d'attaque de l'orbiteur Columbia au décollage, est capable de beaucoup plus de dégâts qu'on lui prédisait jusqu'à présent.

Ron Dittemore montre un morceau de mousse isolante semblable à celui qui s'est détaché de Columbia lors de son ultime décollage.

La semaine dernière, les techniciens de la NASA ont lancé 770 grammes de mousses à plus de 850 kilomètres par heure sur un pan en fibre de verre du bord d'attaque de la navette Entreprise. L'impact a produit un choc 7 fois supérieur à celui attendu. De plus, une vague d'efforts s'est propagée dans la structure affectant une zone beaucoup plus importante que prévue. L'impact a laissé un trou d'un centimètre de large et de 55 centimètres de long. De la mousse s'est même coincée dans la brèche entraînant des efforts supplémentaires sur la structure et modifiant le profil aérodynamique de l'aile.

La NASA n'avait jamais effectué de tests de ce type même si le détachement de mousses du réservoir central avait été identifié comme un problème récurrent. Il faut souligner que la fibre de verre utilisée pour ce premier test est plus résistante que les panneaux en carbone de Columbia.

Des nouveaux tests vont être effectués avec les panneaux de Discovery ayant volé une trentaine de fois dans l'espace. Une fois encore, le contrat SFOC (Space Flight Operations Contract) passé avec United Space Alliances (USA), entité constitué de Boeing et de Lockheed, est mis en cause. USA recevait en effet des bonus à chaque fois que la navette était lancée à temps et cela aurait pu affecter la sécurité des vols.
La commission Gheman examine de près la structure de ce contrat.

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