Des chercheurs chinois montrent que les hypothétiques habitants de certaines exoplanètes pourraient jouir du spectacle offert par des lumières zodiacales. © Mindaugas, Adobe Stock
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Trois autres mondes où il est possible d'observer des lumières zodiacales

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Kepler-69c, Kepler-1229b et Kepler-395c. S'il y a des êtres vivants sur ces trois exoplanètes, les chercheurs l'assurent, ils devraient être en mesure de profiter, comme nous le faisons sur Terre, du spectacle des lumières zodiacales.

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[EN VIDÉO] Des poussières de Mars à l’origine de la lumière zodiacale  Pendant son voyage vers Jupiter, la sonde Juno s’est transformée de manière inattendue en parfait détecteur de poussières cosmiques. Les données qu’elle a transmises aux chercheurs éclairent d’un nouveau jour le phénomène de lumière zodiacale. Ce phénomène provoqué par un nuage de poussière dans lequel baigne notre Système solaire et qui a, pour la première fois, pu être cartographié avec précision. De quoi pointer une source que les astronomes ne soupçonnaient pas : les tempêtes qui se déchaînent parfois sur la planète Mars ! (en anglais) © Nasa Goddard 

Les aurores boréales ne peuvent en principe être observées qu'aux hautes latitudes. Les lumières zodiacales, elles, apparaissent aussi à nos latitudes européennes. Comme le résultat de la réflexion de la lumière du Soleil sur des particules microscopiques laissées notamment à l'intérieur de l'orbite de Jupiter par des comètes de passage. Ou par un peu de poussières martiennes.

Des chercheurs de l’Observatoire astronomique de Shanghai et de l'Académie chinoise des sciences nous apprennent aujourd'hui que le spectacle de ces lumières zodiacales pourrait ne pas être l'apanage de la Terre. Ils ont en effet identifié au moins trois super-Terres - Kepler-69c, Kepler-1229b et Kepler-395c -- aux environs desquelles les données suggèrent qu'il existe des disques de débris susceptibles d'allumer le même type de cônes de lumière que nous observons sur notre Planète.

Sur Kepler-1229b — tout comme sur Kepler-395c —, les chercheurs imaginent des lumières zodiacales aux teintes rougeoyantes, à la couleur de son étoile hôte. Sur Kepler-69c, en revanche, une planète de type Vénus, les lumières zodiacales apparaissent probablement blanchâtres dans un ciel sombre et lourd. © SHAO/Yue Xu

Un phénomène qui éclaire le mécanisme de formation des planètes

Les conclusions des chercheurs reposent notamment sur la découverte d'émissions « supplémentaires » dans le domaine des infrarouges. Un excès qui montre que les poussières de ces systèmes planétaires absorbent la lumière et la retransmettent dans des longueurs d'onde plus longues. Les astronomes rapportent également la détection de poussières à quelque 130 °C. Une température semblable à celle de la poussière zodiacale dans notre Système solaire qui indique que ces débris doivent bien se trouver dans les environs de ces planètes.

Au-delà de l'aspect poétique de la question, ces travaux semblent suggérer que de petits objets sont en cours de formation dans ces systèmes. Des lunes ou des planètes naines. De quoi finalement peut-être éclairer d'un jour nouveau la manière dont ces petits corps entrent en collision avec les exoplanètes et parviennent à les stabiliser.

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