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En images : l'ESO ausculte une pouponnière d'étoiles

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L'un des télescopes de l'Observatoire Européen Austral (ESO) vient de plonger au cœur d'un amas d'étoiles pour y admirer de nombreuses naissances stellaires.

NGC 346, une pouponnière de jeunes étoiles au cœur d'une nébuleuse à émission. Crédit : ESO

Le Petit Nuage de Magellan est l'une des galaxies satellites de la nôtre, distante d'un peu plus de 200.000 années-lumière. Elle est visible à l'œil nu depuis l'hémisphère sud. Parmi les nombreux objets cosmiques qui s'y trouvent, l'amas d'étoiles ouvert NGC 346 a retenu l'attention des astronomes de l'ESO qui ont pointé vers lui le télescope MGP de 2,2 mètres de diamètre situé à l'Observatoire de La Silla au Chili, à 2.300 mètres d'altitude. Rappelons que l'ESO est un consortium de 14 pays européens qui gère trois sites d'observations astronomiques au Chili : La Silla, Paranal (où se trouve le Very Large Telescope, le fameux VLT) et Chajnantor.

NGC 346 est une pouponnière céleste. Dans le rôle des bébés, de jeunes étoiles de quelques millions d'années. Elles sont apparues lors de l'échauffement de grandes quantités de matière interstellaire comprimée par des vents puissants que crache une étoile massive. Tout autour d'elles, un nuage de gaz et de poussières dont la taille avoisine les 200 années-lumière. Ce nuage est devenu lumineux et l'on parle alors de nébuleuse à émission : le gaz qu'elle contient, chauffé par les jeunes étoiles, émet sa propre lumière à la manière d'un néon.

Le télescope MGP de 2,2 mètres de diamètre de l'Observatoire de La Silla au Chili. Crédits : ESO

Des bébés encore dans les langes

L'aspect de la nébuleuse se modifie lentement : des filaments de gaz lumineux se dispersent peu à peu, soufflés par les vents stellaires, pendant que d'autres régions gazeuses se compriment et s'échauffent, permettant la fusion nucléaire qui donnera de nouvelles naissances stellaires. A l'instar de tous les amas ouverts, les étoiles de NGC 346 vont progressivement se disperser en raison de diverses perturbations gravitationnelles, comme la rencontre avec d'autres nuages moléculaires géants. Dans quelques centaines de millions d'années, il ne restera plus rien de cette broderie céleste.

Avec de jeunes amas d'étoiles ouverts comme NGC 346, les astronomes disposent de véritables laboratoires pour étudier le développement stellaire et son impact sur l'environnement cosmique.

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