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À la recherche de Snoopy, le module lunaire d'Apollo 10

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Une équipe d'astronomes s'est mis en tête de repérer dans l'espace Snoopy, le module lunaire d'Apollo 10 qui ne s'est jamais posé sur notre satellite naturel.

Snoopy, le module de remontée vers l'orbite lunaire de la mission Apollo 10 (ici celui d'Apollo 17) est sur une orbite héliocentrique depuis quarante-deux ans. Pourra-t-on le repérer ? © Nasa
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En mai 1969 la Nasa organisa avec Apollo 10 une grande mission de répétition avant de poser des Hommes sur la Lune deux mois plus tard. Les astronautes Thomas Stafford, John W. Young et Eugene Cernan furent chargés de tester toutes les étapes qui devaient précéder l'alunissage dans la mer de la Tranquillité, mais sans poser le module lunaire.

Ce module, baptisé Snoopy en hommage au célèbre chien de Charlie Brown dont les aventures avaient beaucoup de succès à l'époque, s'approcha sans équipage jusqu'à 15 kilomètres de la surface sélène. La partie inférieure (l'étage de descente) alla ensuite s'écraser sur la Lune tandis que le module de retour (conçu normalement pour ramener les astronautes jusqu'au module de commande resté en orbite lunaire) fut expédié sur une orbite héliocentrique.

Un témoin errant

Les modules de descente, eux, encore présents sur la Lune, ont tous été retrouvés sur les sites d'atterrissages des missions Apollo, et abondamment photographiés. Les meilleures images, prises récemment, sont celles de la dernière mission lunaire, Apollo 17 (à laquelle participait d'ailleurs Eugene Cernan). Parmi les modules de retour, celui d'Apollo 10 est en revanche le seul exemplaire qui ait une chance d'être encore intact. C'est donc lui que des astronomes ont décidé de traquer.

Comme le reconnaît l'amateur britannique Nick Howes (l'un des plus actifs à avoir suivi la comète Hartley 2), l'entreprise est hasardeuse en raison du manque de données orbitales concernant la trajectoire suivie par Snoopy depuis quarante-deux ans. Mais fort de sa popularité (Nick Howes mobilise régulièrement dans son pays astronomes et scolaires pour suivre des astéroïdes ou des comètes), il peut compter sur l'aide de différentes institutions comme la Nasa, l'observatoire Remanzacco en Italie ou encore les deux télescopes Faulkes (deux instruments de 2 mètres de diamètre, l'un à Hawaï et l'autre en Australie) pour tenter de retrouver ce symbole de la conquête de la Lune.

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