Santé

Incinération des déchets : avantages et inconvénients

Question/RéponseClassé sous :Santé , incinération des dechets , valorisation énergétique des déchets

L'incinération des déchets présente incontestablement l'avantage de réduire le volume de nos détritus. Toutefois, la question des risques que la technique fait courir à l'Homme et à l'environnement reste posée.

L’ancienne usine d’incinération d’ordures ménagères de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). © Didier Duforest, Flickr, CC by-sa 2.0

Avantages de l’incinération des déchets

Un Français produit, en moyenne, quelque 350 kilogrammes de déchets ménagers par an. La plupart sont mis en décharge mais l’incinération des déchets ne cesse de progresser. L'incinération avec récupération d'énergie. Réduire le volume des déchets, de presque 90 %, c'est bien. En profiter pour produire de l’énergie, c'est mieux. En brûlant une tonne de déchets ménagers, on peut en effet produire environ 700 kWh d'électricité ou, mieux encore, jusqu'à 1.500 kWh de chaleur. Si la rentabilité de la valorisation énergétique des déchets n'est pas toujours assurée, la récupération est aujourd'hui globalement compétitive, d'autant qu'elle est totalement indépendante des prix du pétrole et du gaz.

Inconvénients des usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM)

Même si les spécialistes s'accordent à dire que les usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM) d'aujourd'hui n'ont plus rien à voir avec les incinérateurs du début du XXe siècle, la méfiance reste de mise. Les opposants continuent de mettre en cause les fumées supposées toxiques émises par ces UIOM. Cependant, depuis les années 1990, les exigences en matières sanitaire et environnementale (émission de poussières et rejet de molécules acides, notamment) ne cessent de s'accroître.

En vitesse de croisière, il règne, au cœur d'un incinérateur, une température de plus de 850 °C. Une température à laquelle ni bactéries, ni virus, ni microbes, ni même la plupart des polluants ne résistent. Les phases de démarrage ou d'arrêt sont plus délicates et des travaux de R&D sont en cours pour améliorer le pilotage et la qualité du process.

Un vrai progrès du côté des émissions

D'ores et déjà, entre 1995 et 2006, les émissions totales de dioxines par les UIOM françaises sont passées de 1.090 g à 8,5 g alors même que la quantité de déchets incinérée n'a cessé d'augmenter. Dans le même temps, les émissions de mercure sont passées de 28 t à 4 t et celles de plomb, de 72 t à 5 t.

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