Un cas très rare de jumeaux semi-identiques identifié en Australie

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Un cas très rare de gémellité a été identifié pour la première fois durant la grossesse à Brisbane, dans l'État du Queensland en Australie. Les enfants, un garçon et une fille maintenant âgés de quatre ans, ne sont ni des vrais jumeaux (monozygotes), ni tout à fait des faux jumeaux (dizygotes), mais un peu des deux. Ils ont en commun 100 % de leur ADN du côté maternel, mais seulement 78 % de leur ADN paternel. Ils « représentent un troisième type de gémellité » dite semi-identique (sesquizygote), indique-t-on dans un communiqué du Queensland University of Technology.

Décrite dans un article paru dans The New England Journal of Medicine, c'est seulement la deuxième paire de jumeaux semi-identiques connue au monde, après un cas identifié aux États-Unis en 2007 après la naissance. Selon les médecins, les petits australiens sont issus d'un unique ovule fécondé par deux spermatozoïdes. En se divisant, la cellule œuf a engendré deux sortes de cellules viables, contenant toutes un matériel génétique identique issu de la mère, mais associé soit à celui du premier spermatozoïde, soit à celui du second spermatozoïde. Les cellules se sont ensuite séparées en deux amas, formant une paire d'embryons chimériques constitués chacun d'un mélange inégal de cellules porteuses pour certaines des chromosomes du premier spermatozoïde, et pour les autres du second spermatozoïde.

La deuxième paire de jumeaux semi-identiques connue au monde a été identifiée en Australie. Ils sont issus d'un même ovule fécondé simultanément par deux spermatozoïdes (illustration). Les vrais jumeaux, au patrimoine génétique identique, sont issus d'un unique ovule fécondé par un spermatozoïde. Les faux jumeaux proviennent de deux ovules distincts fécondés par deux spermatozoïdes. © Queensland University of Technology (QUT)