Une étude préliminaire aurait identifié la première mutation du coronavirus

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Depuis son émergence fin 2019, le SARS-CoV-2 à l'origine du Covid-19 semble avoir un génome stable. Cette caractéristique est primordiale pour le développement d'un vaccin. En effet, le vaccin permet d'acquérir une mémoire immunitaire face à un agent pathogène, mais si celui-ci mute de façon trop importante, les cellules immunitaires ne pourront plus le reconnaître.

Cependant, des chercheurs pensent avoir découvert la première mutation significative du SARS-CoV-2. Leur étude a été prépubliée dans bioRxiv en attendant l'évaluation par les pairs (peer review). Celle-ci permettra de confirmer, de nuancer, ou d'infirmer leurs conclusions. Des conclusions qui semblent valider la stabilité génomique du virus, dont le taux de mutation serait bien plus faible que celui du précédent SARS (épidémie de 2002-2003).

Par ailleurs, les chercheurs pensent avoir révélé l'état d'origine du SARS-CoV-2. Cela leur a permis d'apporter les premières preuves d'une mutation significative, qui aurait réduit l'affinité de liaison entre le SARS-CoV-2 et les récepteurs ACE2 des cellules humaines. Ce sont ces récepteurs qui seraient la porte d'entrée du virus pour infecter l'organisme. Malgré cette mutation, la protéine spike serait restée relativement bien conservée. Or, elle est l'une des clés d'attaque du virus. Si cela se révèle exact, c'est « une bonne indication pour le développement en cours d'un médicament antiviral et d'un vaccin », espèrent les chercheurs.

Toutefois, cela « sonne l'alarme » dans le cas d'une « future épidémie si plus de mutations étaient identifiées », écrivent-ils. C'est-à-dire que le vaccin qui répondra à la pandémie actuelle pourrait ne plus fonctionner dans le futur.

Apparu fin 2019, le SARS-CoV-2 aurait un génome assez stable. © Freshidea, Adobe Stock