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Un trio de cellules pour expliquer la sensibilité à la lumière des mammifères

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L'horloge interne partagée par l'ensemble des mammifères est remise à zéro chaque jour par trois types de cellules sensibles à la lumière, pas plus : les cônes et les bâtonnets de l'oeil, connus depuis le 19e siècle, et certaines cellules de la rétine découvertes en 1998 qui produisent un pigment appelé mélanopsine. Telle est la conclusion d'une étude réalisée par une équipe de chercheurs internationale.

D'autres scientifiques avaient suggéré que les cellules qui fabriquent ce qu'on appelle les cryptochromes pourraient également jouer un rôle dans la capacité des mammifères à détecter la lumière, comme chez les plantes et certains insectes.
Mais Samer Hattar, de la Faculté de Médecine de l'Université Johns Hopkins (Baltimore), et ses collègues ne sont décidément pas de cet avis.

Ils ont ainsi montré que des souris mutantes sans mélanopsine ni cônes et bâtonnets fonctionnels n'étaient plus capables d'ajuster leurs pupilles et leurs comportements aux changements de luminosité. Ces résultats et ceux d'autres expériences font dire à ces chercheurs que le système formé par les trois types de cellules suffirait à rendre compte des grandes fonctions visuelles liées à la perception de la lumière.

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