Santé

Menace d'un tueur en série sur la bête à bon dieu

ActualitéClassé sous :vie , coccinelle , Harlequin Ladybird

Amenée aux Etats-Unis pour y chasser les insectes nuisibles, une redoutable coccinelle asiatique y a fait quelques ravages avant de traverser l'Atlantique et d'atterrir en Grande-Bretagne où elle s'attaque aux coccinelles locales.

Harmonia axyridis se distingue nettement de notre paisible bête à bon dieu par un nombre de points plus important et par une marque noire, en W, entre la tête et les élytres.

Branle-bas de combat en Grande-Bretagne à l'approche du printemps ! Un envahisseur venu des Etats-Unis va se réveiller aux premières chaleurs et décimer les paisibles coccinelles, joie des enfants et mangeuses de pucerons. Cet ennemi public se cache bien : c'est aussi une coccinelle. Mais celle-là est asiatique, vorace et même cannibale à ses heures. Repérée durant l'été 2004, la trop joliment nommée Harlequin Ladybird, alias Harmonia axyridis, se multiplie, et croque sans vergogne les coccinelles britanniques qu'elle rencontre sur son chemin.

Populations de Harlequin Ladybird

C'est justement ce penchant carnassier qui avait convaincu des chercheurs américains d'importer ce coléoptère asiatique pour lutter contre les nuisibles des jardins. La méthode s'est avérée efficace et même un peu trop. Au nord des Etats-Unis, des nuées de centaines de milliers d'Harlequin ont dévasté des plantations d'arbres fruitiers et des vignobles. Puis le tueur en série a traversé l'Atlantique, sans que l'on sache comment.

La Manche est moins large que l'Atlantique...

Le professeur Michael Majerus, généticien à l'université de Cambridge, vient de déclencher l'alerte. Harlequin Ladybird a été signalée dans tout le sud de l'Angleterre, en particulier à l'est, c'est-à-dire à une portée d'ailes du continent. Quand on a traversé l'Atlantique, la Manche n'est pas un obstacle... D'ailleurs, selon les spécialistes, Harmonia axyridis prolifère également en Europe continentale (France, Belgique et Pays-Bas notamment).

Cité par l'AFP, Michael Majerus s'inquiète vraiment. "La Harlequin est une menace mortelle pour nos coccinelles britanniques. Nous devons la surveiller de très près pour évaluer l'ampleur de sa diffusion et son impact". Il vient d'ailleurs de mettre en place un dispositif pour détecter la présence de l'indésirable dans les campagnes britanniques et a fait passer une petite annonce pour embaucher un superviseur chargé de collecter toutes les informations transmises.

En France, on ne semble pas s'inquiéter autant mais ouvrons l'œil. Cette coccinelle monstrueuse se reconnaît assez facilement. Ses élytres arborent davantage de points et sont souvent de couleur orange, parfois noirs. Entre la tête et le thorax, se remarque une marque noire en forme de W.

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