Des travaux publiés dans le Journal of Neuroscience montrent que le cerveau de certains souris rétrécit durant l'hiver, entraînant des troubles de l'apprentissage et de la mémoire spatiale.
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Cette étude, menée par des chercheurs de l'Université d'Etat de l'Ohio, est l'une des toutes premières à se pencher sur la plasticitéplasticité saisonnière de la structure et du fonctionnement cérébral des mammifèresmammifères.

Pendant dix semaines, Randy Nelson et ses collègues ont placé des souris à pattes blanches (Peromyscus leucopus) sous lumièrelumière artificielle, simulant la duréedurée journalière d'éclairement (la photopériodephotopériode) des mois d'hiverhiver, de 8 heures, ou d'été, de 16 heures. Ils ont ensuite testé pendant plusieurs jours leurs aptitudes spatiales grâce à un labyrinthe aquatique puis ont examiné leur cerveaucerveau.

L'expérience a révélé que les rongeursrongeurs soumis à une photopériode hivernale avaient plus de difficultés à trouver le chemin de la sortie et à s'en souvenir - les autres types de capacités sensorielles ou de mémoire n'étant pas affectés. L'analyse du cerveau a quant à elle permis d'associer une courte durée d'éclairement à la réduction de la taille de l'hippocampehippocampe (une formation corticale associée à la mémoire spatiale) et à des modifications de sa structure, notamment au niveau du gyrus dentégyrus denté et des cornes d'Ammoncornes d'Ammon 1 et 3.

Tous ces changements aideraient les souris à économiser de l'énergieénergie (dont le cerveau est un gros consommateur) et ainsi à surmonter les périodes froides au cours desquelles les capacités cognitives liées au déplacement sont moins vitales. Les chercheurs pensent que la mélatoninemélatonine, une hormonehormone également présente chez l'homme, pourrait contrôler le processus.