Le poisson que nous consommons serait 283 fois plus contaminé par des parasites qu'il y a 40 ans. © whitestorm, Fotolia

Santé

Le poisson cru a 283 fois plus de parasites qu'il y a 50 ans

ActualitéClassé sous :Parasites , poisson cru , sushis

[EN VIDÉO] Ce poisson retient sa respiration sous l’eau !  Le poisson-coffre ne respire pas régulièrement avec ses branchies mais stocke l’eau dans ses joues sans inhaler ou expirer pendant plusieurs minutes. Un phénomène unique chez les poissons. 

Si vous êtes déjà tombé sur un petit ver blanc dans vos sushis ou votre tartare, cette expérience désagréable pourrait bien se reproduire. En effet, selon une méta-analyse de 123 publications, le poisson est 283 fois plus contaminé par des parasites qu'il y a 40 ans. Est-ce dangereux pour la santé ?

Voilà une information qui devrait intéresser les amateurs de sushis et de tartare de poisson. Selon une étude basée sur 123 publications parues de 1967 et 2017, le poisson que nous consommons serait 283 fois plus contaminé par un petit nématode parasite, l’anisakis qui infecte les poissons et les mammifères marins. Malheureusement, il peut se retrouver dans nos assiettes, dans des poissons mal cuisinés, mal congelés ou crus.

Les scientifiques à l'origine de cette méta-analyse ont étudié la présence de l'anisakis dans 56.778 poissons appartenant à 215 espèces différentes. En quarante ans, l'abondance du parasite a augmenté de 283 fois ! Difficile de trouver une raison claire à cette augmentation spectaculaire.

L'auteur principal de l'étude suggère que le nombre croissant de mammifères marins, après l'arrêt de la chasse intensive de ces animaux, pourrait en être la cause. Tout comme l'augmentation de la température des océans qui potentialise le taux de reproduction de l'anisakis. Ou la popularité mondiale des sushis.

Un anisakis retrouvé vivant dans du poisson cru. © Juan Aunión, Adobe Stock

Manger du poisson cru, un risque pour la santé ?

Est-ce que la présence de ce parasite est dangereux pour la santé ? Pour l'anisakis, se retrouver dans le corps humain est synonyme d'une mort assurée. En effet, son cycle naturel n'intègre pas l'Homme, il ne pourra donc se reproduire et mourra dans l'intestin.

Néanmoins, sa présence dans l'organisme peut produire une réaction allergique chez certaines personnes sensibles aux nématodes. Il y a donc un risque de faire un choc anaphylactique potentiellement dangereux. Les auteurs de l'étude souhaitent rassurer les amateurs de sushi : les poissonniers et maîtres sushis sont formés pour repérer et retirer les anisakis d'un morceau de poisson.

Cycle parasitaire de l'anisakis, un nématode qui infecte les poissons et les mammifères marins. © CDC
Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !