Des chercheurs américains viennent de mettre au point un test appelé TimeSignature. Grâce à seulement deux prises de sang, celui-ci permet de vérifier que l’horloge interne d’un patient n’est pas déréglée. Objectif : mieux personnaliser certains traitements.
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Toutes les cellules du corps sont synchronisées par le « cycle circadien », un champ de recherche en plein développement et mis en valeur par le prix Nobel de médecine de l'an dernier, attribué à trois généticiensgénéticiens américains ayant découvert des mécanismes moléculaires réglant ce rythme.

Cette horloge biologique régule les fonctions primordiales du corps, du sommeilsommeil au système immunitairesystème immunitaire en passant par la température du corps ou la faim. De nombreux travaux ont établi le lien entre son dérèglement et certaines maladies, à commencer par les maladies du cœur, le diabètediabète ou la maladie d'Alzheimermaladie d'Alzheimer.

Nombre de chercheurs supposent aussi que des médicaments pourraient être plus efficaces s'ils étaient pris à une certaine heure -- en fonction de notre horloge biologique --, par exemple dans le cadre de la chimiothérapiechimiothérapie ou en ce qui concerne un médicament contre l'hypertension. Mais ces « chronothérapieschronothérapies » en sont encore à leurs balbutiements.

Savoir l’heure qu’il est dans notre corps est essentiel pour tirer le meilleur des médicaments contre l’hypertension artérielle ou de ceux utilisés dans le cadre de la chimiothérapie. © vectorfuionart, Fotolia

Savoir l’heure qu’il est dans notre corps est essentiel pour tirer le meilleur des médicaments contre l’hypertension artérielle ou de ceux utilisés dans le cadre de la chimiothérapie. © vectorfuionart, Fotolia

Seulement deux prises de sang

Actuellement, pour déterminer si l'horloge internehorloge interne se dérègle, les scientifiques prélèvent du sang toutes les heures. Ils observent ainsi l'activité génétiquegénétique des cellules au fil de la journée. Cela permet de montrer qu'un individu est décalé, par exemple, de deux heures par rapport à l'heure affichée par nos montres. Mais la méthode est lourde, car elle implique de nombreuses prises de sang.

Pour se faciliter la tâche, une équipe de l'université Northwestern (États-Unis) a rassemblé une grande quantité de données venant d'un millier de prises de sang réalisées environ toutes les deux heures sur 73 individus. Toutes ces données ont été compilées par un ordinateurordinateur afin de dégager un modèle plus précis de l'activité génétique des cellules au fil de la journée.

« L'algorithme a trouvé que seulement une quarantaine de marqueurs génétiques pouvaient prédire avec une grande précision l'heure de la journée », explique à l'AFP l'auteure principale de l'étude, la professeure en biostatistiques Rosemary Braun. Résultat : l'algorithme mis au point par les scientifiques américains n'a plus besoin que de deux prises de sang afin de déterminer où en est l'horloge biologique d'un individu, avec une précision d'une heure et demie. À ce stade, ce test, appelé TimeSignature, n'est disponible qu'à des fins de recherche. Et « cela ouvre de nombreuses perspectives pour étudier la façon dont l'horloge circadienne est liée à la santé », conclut la chercheuse.