Santé

Épidémie par E. coli : l'étau se resserre sur les graines germées

ActualitéClassé sous :médecine , STEC , shiga-toxines

Selon les dernières nouvelles provenant des autorités allemandes, les concombres, tomates et salades crus sont écartés définitivement du risque d'infection à E. coli. Les graines germées, elles, semblent bel et bien en cause.

Soupçonnées depuis quelques jours, les graines germées seraient bien la source de l'infection alimentaire par E. coli. © E. Viard

Nouvelle évolution sur le front de la contamination alimentaire à E. coli O154:H4. « Il n'y a plus lieu de maintenir les recommandations générales concernant l'interdiction de consommation des concombres, tomates et salades crus dans le Nord de l'Allemagne » assurent ce vendredi les autorités allemandes. En revanche, elles mettent officiellement en cause des graines germées.

Le BFR (l'Institut fédéral pour l'évaluation des risques), le BVL (l'Agence fédérale pour la protection des consommateurs et la sécurité des aliments) et le RKI (Robert Koch Institute) ont donné une conférence de presse commune ce 10 juin, à Berlin.

Si concombres, tomates et autres salades apparaissent innocentés, de forts soupçons pèsent désormais sur les graines germées. Les responsables des trois instituts ont en effet appelé leurs concitoyens du Nord du pays à « ne pas consommer, par mesure de précaution, des graines germées ». Ils recommandent également « aux ménages et aux restaurants gastronomiques de détruire les graines germées encore en stock ainsi que les aliments qui auraient pu être en contact avec les graines germées ».

En Basse-Saxe, une entreprise maraîchère est également surveillée de près. À tel point que les autorités demandent à ce que « tous les aliments qui proviennent de l'établissement en question soient retirés du marché ».

Les concombres, tomates et salades sont mis hors de cause. © Luc Legay, Flickr by-sa 2.0

Peut-on confirmer officiellement la cause de l'épidémie ?

Les graines germées sont-elles définitivement identifiées comme source de la contamination européenne ? « C'est une information officielle » garantit l'Institut de veille sanitaire (INVS). En revanche, contacté vendredi midi, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) n'a pas souhaité confirmer l'information.

Sur le plan épidémiologique, au 9 juin, l'ECDC basé à Stockholm (Suède) rapportait 757 cas de syndromes hémolytiques et urémiques (SHU) survenus en Europe depuis le 2 mai dernier, dont 722 rapportés en Allemagne. Enfin, l'ECDC signale que l'infection à Escherichia coliproducteurs de shiga-toxines (STEC, sérogroupe O104:H4) a tué 27 personnes en Europe.

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