Santé

E. coli : les steaks infectés ont été distribués dans de nombreuses régions

ActualitéClassé sous :médecine , steaks hachés , steaks Lidl

Alors que le septième enfant victime de la bactérie E. coli reste dans état préoccupant, la Direction générale de la santé informe que les steaks hachés incriminés ont été distribués dans de nombreuses régions. Le point sur les dernières informations.
Les steaks hachés en cause ont été rappelés, après avoir été distribués dans de nombreuses régions. © Phovoir
À ce jour, sept enfants sont hospitalisés au CHRU de Lille pour une toxi-infection alimentaire. « Les autorités sanitaires ont confirmé un lien épidémiologique entre cette épidémie et la consommation de certains steaks hachés de bœuf surgelés de la marque Steak Country », précise la Direction générale de la santé. Le point nouveau, c'est que les steaks en question ont été distribués bien au-delà de la région Nord- Pas-de-Calais.

Le pronostic vital de six des sept enfants n'est désormais plus engagé, le septième reste dans état préoccupant. Dans l'attente de résultats complémentaires, les autorités ont demandé au fabricant de procéder au rappel préventif de tous les steaks hachés surgelés suspects de la marque Steak Country. Ces produits étaient vendus en boîtes de 1 kilo avec une date limite de consommation aux 10, 11 et 12 mai 2012. Les emballages portent le numéro d'agrément FR 52 448 02 CE.

Les régions concernées

Principalement distribués dans le Nord - Pas-de-Calais, ces produits ont cependant été livrés dans bien d'autres régions : en Bretagne (22, 29, 35, 56), Pays-de-la-Loire (44, 49, 72), Centre (28, 36, 37, 41, 45), Île-de-France (75, 77, 78), Lorraine (54, 55, 57), Languedoc-Roussillon (30, 34), Champagne-Ardenne (51,52). Enfin les départements du Doubs (25), de la Drôme (26), de la Lozère (48), de l'Oise (60) et de la Haute-Saône (70) sont également concernés.

La toxi-infection à E. coli est connue sous le nom de « maladie du hamburger ». © DR

« Les produits suspects ont donc fait l'objet de mesures de retrait et de rappel par affichettes et communiqués de presse depuis le 15 juin, recommandant aux personnes détenant encore ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente », explique la DGS.

Les symptômes à reconnaître

Sept cas de syndrome hémolytique et urémique, potentiellement en lien avec cette épidémie, sont en cours d'investigation. « Le syndrome hémolytique et urémique est, chez l'enfant, une complication d'une infection liée à un type rare d'Escherichia coli produisant des toxines appelées "shigatoxines" », souligne la DGS. Cette bactérie peut entraîner dans la semaine suivant la consommation, des diarrhées parfois sanglantes, des douleurs abdominales et des vomissements. « Après une semaine, ces symptômes peuvent évoluer dans 5 % à 8 % des cas vers un syndrome hémolytique et urémique (SHU). »

Cela vous intéressera aussi