Santé

En bref : le virus de Schmallenberg serait bien inoffensif pour l’Homme

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Une étude menée sur 301 personnes au contact direct avec le virus de Schmallenberg atteste de son innocuité chez l'Homme. Dans les élevages, cependant, le nombre de cas augmente et la France a rattrapé l'Allemagne en tête des pays les plus touchés.

Les élevages de moutons sont les plus touchés par le virus de Schmallenberg, représentant à eux seuls 57 % des contaminations. Les Hommes, quant à eux, devraient être tranquilles... © Kman999, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

On s'en doutait, encore fallait-il le prouver. Le virus de Schmallenberg, apparu en août dernier, est à l'origine de nombreux cas de néomortalité et de malformations congénitales dans les élevages ovins, bovins et caprins. En France et en Allemagne, 1.471 élevages ont été infestés au 11 mai, des chiffres sans cesse en augmentation semaine après semaine. Mais les risques encourus par l'Homme n'étaient pas vraiment connus. Il ne devrait y avoir aucune raison de s'inquiéter.

Les premières évaluations, très théoriques, laissaient sous-entendre l'innocuité du virus, du fait de sa proximité avec les virus Akabane, Shamonda et Aino, inoffensifs dans l'espèce humaine. Désormais, une étude sérologique menée par l'Institut national de santé publique et de l’environnement des Pays-Bas sur 301 sujets vient d'écarter de manière quasiment définitive le danger. Parmi ces individus, 234 travaillaient ou vivaient dans un élevage contaminé, les 67 autres étaient des vétérinaires ayant été confrontés à des animaux infectés. Deux cent vingt-neuf d'entre eux estiment avoir eu un contact direct avec le virus, 150 relatent avoir été piqués par des insectes, ceux-là même accusés de répandre la maladie. 

Si le virus avait des effets sur l'Homme, les auteurs estimaient à 99,8 % les probabilités de détecter au moins un cas parmi leur échantillon. L'analyse du sérum n'a révélé aucune trace d'anticorps spécifiques au virus de Schmallenberg, écartant alors tout danger infectieux. Désormais, les scientifiques vont s'atteler à limiter l'épidémie dans les élevages.

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