Santé

En bref : le virus de Schmallenberg sûrement inoffensif pour l’Homme

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Les autorités sanitaires allemandes et britanniques ont confirmé que le virus de Schmallenberg, qui ravage les élevages ovins, bovins et caprins en Europe, ne devrait pas selon toute vraisemblance représenter de danger pour l'Homme. Que ce soit en risques d'infection ou de consommation.

Le virus de Schmallenberg appartient au genre des orthobunyavirus, comme ces virus que l'on voit au microscope électronique à transmission. Ces virus sont communs en Afrique, en Asie et en Océanie et quelques espèces peuvent infecter l'espèce humaine. Ce qui ne devrait pas être le cas du virus de Schmallenberg. © Centers for Disease Control and Prevention, DP

Si les animaux d'élevage en pâtissent, les Hommes devraient être épargnés. Étant données les connaissances actuelles, l'Institut Friedrich Loeffler, le principal organisme de recherche en santé animale d'Allemagne, rappelle dans un communiqué de presse que la probabilité que le virus de Schmallenberg se transmette à l'Homme est très faible. Effectivement, il est très proche génétiquement d'autres orthobunyavirus, comme les virus Akabane, Aino et Shamonda qui n'infectent pas l'espèce humaine. D'ailleurs, aucun malade n'a à ce jour été déclaré.

De son côté, la Food Standards Agency, l'organisme chargé de la santé alimentaire en Grande-Bretagne, vient de déclarer dans un communiqué de presse qu'à la lumière des connaissances actuelles, rien ne présuppose également que le virus de Schmallenberg puisse présenter des risques pour les consommateurs de viande contaminée. Un communiqué qui tend à rassurer la population dans un pays qui a connu ces dernières décennies le scandale de la vache folle.

Le virus de Schmallenberg, découvert en fin d'année passée dans une ville allemande qui lui vaut son nom, contamine les mammifères d'élevage en Europe. Lors d'une infection, les animaux adultes ne présentent que des symptômes mineurs, mais le virus provoque en revanche de nombreuses malformations fœtales à l'origine de néomortalité. L'Allemagne, le pays le plus touché, comptait 772 exploitations concernées au 28 février, tandis que la France annonçait 277 élevages contaminés le 23 février. Le virus serait transmis par des moucherons du genre culicoïdes ou des moustiques.

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