Comment limiter les contaminations lors d'un trajet en voiture à plusieurs ? © Miguel Angel Partido, Adobe Stock
Santé

Comment limiter le risque de contamination en voiture ?

ActualitéClassé sous :Coronavirus , voiture , contamination interhumaine

[EN VIDÉO] Comment limiter le risque de contamination en voiture ?  Des scientifiques américains ont étudié le flux d'air entre les passagers d'une voiture pour savoir comment limiter la propagation du coronavirus et de tout autre virus respiratoire. 

L'habitacle fermé d'une voiture pourrait être un lieu propice à la propagation du virus entre plusieurs passagers. Des chercheurs ont étudié plusieurs cas de figure pour savoir dans quelles conditions ce risque est le plus faible.

Avec la pandémie de Covid-19, des gestes barrières ont été mis en place pour limiter la propagation du virus. Malgré le confinement et le télétravail, les voyages en voiture sont encore indispensables. Y a-t-il un risque de contamination lors d'un trajet à plusieurs ?

Une étude parue dans Science Advances tente de répondre à cette question en modélisant numériquement le flux d'air, et donc de microparticules potentiellement contaminées par le coronavirus ou tout autre virus respiratoire, dans une voiture avec deux passagers à bord.

La transmission entre le conducteur et le passager. Les personnes sont symbolisées par les ronds blancs. La config 1 correspond aux fenêtres fermées, la config 2 : les fenêtres à côté des passagers ouvertes, la config 3 : la fenêtre arrière gauche et la fenêtre avant droite ouvertes, la config 4 : la deuxième fenêtre arrière ouverte en plus de la config 3, la config 5 : la deuxième fenêtre avant ouverte en plus de la config 4 et la config 6 : toutes les fenêtres ouvertes. © Varghese Mathai et al. Science Advances

Fenêtres fermées ou ouvertes ?

Les paramètres de cette modélisation sont les suivants. Le modèle de voiture choisi est inspiré d'une Toyota Prius. À l'intérieur, il y a un conducteur (le volant est situé à gauche) et un passager, assis à l'arrière, derrière le siège passager avant. La voiture roule à environ 80 km/h. Chaque simulation a tourné pendant environ une heure et demie.

Les scientifiques américains ont observé le flux d'air à l'intérieur de l'habitacle, et non les microparticules elles-mêmes, sous plusieurs conditions : toutes les fenêtres fermées, une ou plusieurs fenêtres ouvertes et toutes les fenêtres ouvertes. 

Si on considère que le conducteur est la personne infectée, alors environ 10 % des microparticules qu'elle sécrète atteignent le passager lorsque les fenêtres sont fermées. Ce pourcentage diminue en fonction du nombre de fenêtres ouvertes, pour tomber à 0,2 % lorsque toutes les fenêtres sont ouvertes.

On observe le même phénomène lorsque l'on considère que le passager est malade. Avec les fenêtres de la voiture fermées, environ 8 % des microparticules sont emportées par le flux d'air vers le conducteur, et encore 2 % lorsque les fenêtres sont ouvertes.

Sans surprise, c'est donc avec toutes les fenêtres ouvertes que le risque de contamination semble le plus faible. Une solution difficilement tenable en ce début d'hiver. Porter un masque lors d'un trajet à plusieurs ou tout simplement prendre sa voiture seul, dans la mesure du possible, apparaît comme le meilleur moyen d'éviter de se contaminer dans sa voiture.

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