Par l’étude des gènes de milliers de familles, des chercheurs américains ont fait cette découverte étonnante : les frères et sœurs autistes partagent plus que prévu le génome de leur père.

Le patrimoine génétiquegénétique du père serait davantage impliqué dans le trouble du spectrespectre autistique (TSA) des enfants que celui de la mère, d'après une nouvelle étude parue dans Cell Genomics. La découverte concernerait uniquement les familles où au moins deux enfants sont atteints de TSA. En effet, dans les familles où un seul frère ou une seule sœur en était atteint, les enfants partageaient moins le génomegénome de leur père. Au total, les chercheurs du Cold Spring Harbor Laboratory (États-Unis) ont analysé les génomes de plus de 6 000 familles volontaires.

Lors des deux dernières décennies, les scientifiques du laboratoire privé ont mené de nombreuses recherches afin de découvrir les origines génétiques de l’autisme (les gènesgènes expliquant au moins 60 % du trouble). À leur grande surprise, non seulement les frères et sœurs atteints de TSA partagent plus que prévu les génomes de leurs parents, mais le génome maternel serait également moins impliqué dans le trouble que le paternel.

Mieux comprendre le trouble du spectre autistique

Si le mécanisme de transmission reste flou, les chercheurs émettent deux hypothèses : « Certains pères peuvent être porteurs de mutations protectrices qui ne sont pas transmises à la descendance, ou bien les pères peuvent transmettre des mutations qui incitent le système immunitaire de la mère à attaquer l'embryon en développement. » L'étude pourrait apporter une meilleure compréhension globale du TSA et une accélération des diagnostics. Enfin, les auteurs se demandent si d'autres troubles neurologiques (comme la schizophrénie) pourraient obéir aux mêmes règles génétiques.