Pour limiter notre empreinte carbone, trois grandes étapes : identifier, réduire et compenser nos émissions de CO2. © malp, Adobe Stock

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Trois grandes étapes pour réduire son empreinte carbone

Question/RéponseClassé sous :développement durable , empreinte carbone , émissions de CO2
 

Notre Planète est en surchauffe. Il est urgent d'agir et de limiter notre empreinte carbone, tous ensemble et chacun de notre côté, en identifiant les gaz à effet de serre que nous émettons au quotidien. Et bien sûr, en travaillant à réduire nos émissions ou au moins, à les compenser.

Collectivement et individuellement, il est possible de réduire notre empreinte carbone. Mais qu'est-ce au juste l'empreinte carbone ? C'est une donnée qui permet de mesurer les quantités de gaz à effet de serre que nous émettons. En 2018, selon les calculs du Service des données et études statistiques (SDeS) du ministère de la Transition écologique et solidaire, l'empreinte carbone des Français s'élevait ainsi à 749 millions de tonnes équivalent CO2, soit 11,2 tonnes équivalent CO2 par habitant. À titre de comparaison, en 1995, elle était de 10,5 tonnes équivalent CO2 par habitant.

Notez que l'empreinte carbone intègre les émissions directes de gaz à effet de serre par les ménages et les émissions issues de la production intérieure de biens ou de services destinés à la demande intérieure. Mais aussi les émissions associées aux biens et aux services importés. Ainsi, en France, le transport, le logement et l'alimentation en sont les trois principaux contributeurs.

Pour limiter efficacement son empreinte carbone, il est bon de savoir vraiment dans quels domaines nous émettons le plus de gaz à effet de serre. © thodonal, Adobe Stock

Réduire son empreinte carbone

Pour passer à l'action, il est possible de s'appuyer sur des conseils distillés par des applications de type GreenRaid, qui propose des adresses pour consommer local, ou Astuces écolo qui donne des idées bonnes à la fois pour la Planète et pour le porte-monnaie.

Autrement, on peut opter pour faire de l'écoresponsabilité un jeu. Avec Midowtopia, par exemple. Pour aller au-delà de la sensibilisation et nous encourager à adopter des comportements vertueux pour la Planète, ce jeu mobile nous défie dans le monde réel. Une manière légère, mais effective de réduire notre impact sur l'environnement en actionnant différents leviers (tri des déchets, économies d'énergie, etc.). Le tout avec pour objectif de virtuellement dépolluer une île. Selon les développeurs de l'application, les ressorts motivationnels sont forts.

Midowtopia vous invite à sauver la Planète en jouant. © eGreen, YouTube

Et puis, il y a bien sûr la possibilité de changer de comportement par nous-mêmes. En suivant les recommandations de chercheurs et de spécialistes tels que l’Ademe.

Sachant que les transports pèsent lourd dans la balance de l'empreinte carbone, il faut d'abord travailler sur nos habitudes de déplacement. Privilégier les transports en commun ou le vélo. Cette dernière solution étant par ailleurs plutôt bonne pour la santé. Si possible, opter pour le télétravail et économiser ainsi bon nombre de déplacements. Penser au covoiturage qui permet aussi de réduire les embouteillages. Préférer le train à l'avion. L’avion, en effet, ce ne sont pas moins de 285 grammes d'équivalent CO2 émis par passager et par kilomètre parcouru. Pour le train, seulement 14 !

L'autre poste qui a un impact fort sur notre empreinte carbone, c'est le chauffage de nos logements. Pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, il est donc conseillé, en premier lieu, d'éviter de surchauffer, puis d'améliorer l'efficacité énergétique de nos maisons par leur isolation thermique ou par des entretiens réguliers de leurs systèmes de chauffage. Il faut aussi envisager de changer ces systèmes de chauffage s'ils ne sont pas suffisamment économes ou efficaces. Ou s'ils sont, par nature, fortement émetteurs de CO2, comme les chaudières au fioul, par exemple, qui émettent 300 tonnes d'équivalent CO2 par kWh contre moins de 100 pour un système électrique.

L'alimentation, enfin, est le troisième secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre en France. Mais, en réduisant notre consommation de viande, nous pouvons limiter notre empreinte carbone. Dans notre pays, la consommation de viande causerait, en effet, à elle seule, l'émission de plus de 1.300 kilogrammes d'équivalent CO2 par personne et par an. Mieux vaut aussi consommer des produits frais et locaux plutôt que des produits ultratransformés et suremballés. Une habitude qui devrait également avoir un impact positif sur le budget alimentation de nos foyers et même sur notre santé.

Certains avancent qu’avoir moins d’enfants permet de limiter son empreinte carbone. © Kadmy, Adobe Stock

Calculer son empreinte carbone

Pour s'assurer de réussir à réduire son empreinte carbone, il est également bon de savoir quels sont les domaines dans lesquelles nous émettons le plus de CO2. Pour cela, nous pouvons consulter des tableaux en ligne qui donnent le nombre de kilogrammes ou de tonnes équivalent CO2 émis lors de certaines activités ou par certains appareils. En un an, par exemple, une télévision émet environ 375 kg d'équivalent CO2.

Une application permet de préciser les chiffres : Greenly. Elle calcule notre empreinte carbone à partir de nos achats et de nos dépenses à chaque fois que nous faisons le plein de notre voiture ou que nous allons faire des courses au supermarché.

Compenser ses émissions de CO2

La compensation carbone est le dernier ressort qui nous permet de limiter notre empreinte carbone. L'idée : financer des projets de réduction d'autres émissions de gaz à effet de serre. Ici, nous n'agissons pas directement sur nos émissions, mais plus globalement, sur celles de la Planète. Ainsi, la possibilité nous est offerte de financer des projets énergies renouvelables pour des familles vulnérables, par exemple ou des projets de gestion des déchets dans les grandes villes d'Afrique. Certains estiment qu'il s'agit là surtout de s'acheter une bonne conscience. Mais l'essentiel reste de réussir à faire baisser les émissions de CO2 et quand on ne peut pas faire mieux, compenser ses émissions n'est déjà pas si mal.

Sujet réalisé en collaboration avec les équipes d'EDF Pulse & You

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