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    L'eau

    L'eau

    Elle est quasiment partout présente sur le sol mais ne constitue pas une grande ressource pour la région. Quand elle n'est pas facteur d'érosion, elle se comporte en hôte indésirable sur les terres du Bas Pays. Depuis toujours, l'homme a du la combattre ou composer avec elle. Il lui a ainsi fallu frayer son chemin au travers des boues et marécages des débuts de l'époque historique : les routes pavées constituent un des témoins les plus anciens de cette colonisation. Depuis le moyen âge, il a drainé les marais, canalisé les rivières. Aujourd'hui, 13 sur les 14 villes de plus de 20.000 Habitants de la région, sont construites au bord des voies de navigation.

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    Les faibles reliefs et la nature des sols expliquent cette omniprésence. Il suffit par exemple que le sol soit crayeux, donc perméable, pour que certains territoires soient secs : c'est le cas en artois. D'autre part, l'évaporation dans les zones plates où l'eau paresse et la consommation des plantes riveraines (saules, peupliers, etc.)) soustraient les 3/4 des précipitationsprécipitations à l'utilisation humaine. Tout à fait logiquement, l'eau dévale des hauteurs, et le point de départpoint de départ du cours détermine son type d'existence, dans le sens de la pente.

    • La Canche et l'Authie

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      nées sur le versant Sud de l'Artois, courent sur des routes rectilignes et parallèles à la mer. Leur vallée est nettement encaissée ( parfois plus de 50 mètres de dénivelé) , large, au fond marécageux. Ces deux rivières ont toujours été des obstacles importants pour la circulation Nord - Sud. Les autres bassins importants naissent sur les versants nord de l'Artois, du Cambrésis et du Hainaut.

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    • L'Aa :

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      Son origine correspond à une des zones les plus arrosées de la région. Elle court le long d'une pente assez raide, entaillant la craiecraie fragile, mrttant parfois le socle primaire à nu. Dès qu'elle atteint le pays plat, son cours bifurque vivement pour rejoindre la mer au plus près. Son écoulement lent la prédispose aux inondationsinondations.

    • La Scarpe, la Lys et la Deûle

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      ont un destin relativement comparable : collecte des eaux en Artois et Cambrésis, cours lent sur le plat pays où les alluvions se déposent au gré des débordements, augmentation du débitdébit par l'apport des affluents nés sur chaque dénivellation ( Flandre intérieure, Weppe, Ferrain, Pévèle), évasion vers la Belgique.

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    • Le bassin de l'Escaut

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      collecte les eaux du Hainaut, celui de la Sambre recueille les pluies des contrefortscontreforts ardennais. Ces deux formations ne se sont jamais jointe du fait de leur différence de niveau : 100 mètres de dénivellé.

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    • L'eau souterraine

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      Les calcairescalcaires (craies et carbonifèrescarbonifères) ont permis la formation de la principale nappe régionale. Bien qu'à profondeur relativement importante, elle est très largement et gravement exploitée, en particulier dans la région Armentières-Lille-Roubaix-Tourcoing (calcaires carbonifères, dont les zones d'alimentation sont principalement en Belgique). Si certaines couches sableuses autorisent des exploitations ponctuelles, la situation régionale se traduit surtout par de profonds déséquilibres ainsi que par l'insuffisance prévisible des ressources. Ces gisementsgisements précieux mettent parfois des siècles à se former. Certains baissent de 1m/an depuis plus de 100 ans, tandis que d'autres sont déjà irrémédiablement condamnés, pour quelques bidons de polluants déversés là par ignorance ou par bêtise.