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Le gazon peut capter le gaz carbonique

Dossier - Votre pelouse peut protéger l'environnement
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Les pelouses couvrent plus de 1 160 000 ha en France, dont 650 000 ha dans les jardins des particuliers, ce qui est considérable. Les graminées à gazon qui les constituent peuvent donc jouer un rôle non négligeable en matière de protection de l’environnement.

  
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L'activité de l'homme contribue à l'augmentation annuelle de 6,5 petagrammes (soit 6,5 milliards de tonnes !) de CO2 par an. Environ la moitié de ce carbone est réabsorbée par la biosphère (photosynthèse accrue) et les océans par dissolution dans l'eau.

Mais 3,2 petagrammes de CO2 par an ne sont pas séquestrés par les puits de carbone, ce qui contribue à l'augmentation des gaz à effet de serre.

Or les parties aériennes des graminées à gazon, composées essentiellement de feuilles vertes, sont capables de capter le gaz carbonique tout au long de l'année.

© Dessin GNIS - Tous droits réservés

Le carbone est capturé dans la plante et séquestré dans le sol par le développement et la décomposition du système racinaire. À ce sujet, il faut insister sur le fait que les graminées ont un système racinaire fasciculaire fibreux très développé, dont la masse est de l'ordre de 1,5 kg de matière sèche au m², ce qui représente environ 70 % de la masse totale de la plante.

Système racinaire du gazon © GNIS - Tous droits réservés

 « Une prairie a le potentiel de séquestrer 1,1 tonne de CO2 par an », explique Howard Wood, un écologue britannique. « Un gazon entretenu peut en capturer 10 à 12 tonnes par an dans ses feuilles et ses racines. Ainsi, à surface du sol égale, les gazons permettent une séquestration de CO2  dans le sol deux fois plus importante que celle d'une forêt de feuillus de 120 ans et autant qu'une plantation de conifères de 25 ans ».  À noter qu'il existe des différences entre graminées, la fétuque rouge étant l'espèce qui renferme le plus de carbone, soit environ 3 fois plus que la moyenne des autres espèces.