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La propagation des tsunamis

Dossier - Qu'est-ce qu'un tsunami ?
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Le phénomène que nous appelons "Tsunami" est une série de vagues de période extrêmement longue se propageant à travers l'océan, générées par des mouvements du sol dus essentiellement à des séismes sous-marins.

  
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A - Les tsunamis régionaux et les tsunamis traversant l'océan Pacifique

Le dernier plus grand tsunami qui occasionna une quantité de morts et de dégâts à travers tout le Pacifique a été engendré par un séisme situé au large de la côte chilienne en 1960. Ce tsunami a provoqeué des ravages humains et matériels non seulement sur les côtes du Chili, mais également à Hawaï et plus loin encore au Japon. Le grand séisme d'Alaska en 1964 a généré des vagues de tsunami meurtrières en Alaska, en Oregon et en Californie.

En eau profonde, un tsunami atteint en général quelques dizaines de centimètres de hauteur en surface, mais la hauteur de ses vagues augmente rapidement en eau peu profonde. L'énergie de la vague du tsunami va de la surface au fond de la mer, même dans les eaux les plus profondes. Quand le tsunami attaque le bord de mer, l'énergie de la vague est comprimée sur une distance beaucoup plus corte et sur une profondeur beaucoup plus faible, ce qui engendre des vagues meurtrières et destructives.

En juillet 1993, un tsunami généré dans la mer du Japon a tué plus de 120 personnes. II y a eu des dégâts également en Corée et en Russie mais pas sur d'autres côtes car l'énergie du tsunami est restée confinée dans la mer du Japon. Le tsunami de la Mer du Japon en 1993 est connu comme un "événement régional," étant donné que son impact est resté confiné dans une zone relativement restreinte. Pour les habitants de la région nord-ouest de la côte du Japon, les vagues du tsunami sont arrivées quelques minutes aprés le séisme. De 1992 à 1996, des tsunamis régionaux, aux Philippines et au Pérou, tuant de nombreuses personnes. D'autres ont occasionné des dommages au Chili et au Mexique. Des dégâts ont été provoqués également loin de l'épicentre aux lles Marquises (Polynésie française) lors du passage des tsunamis du Chili le 30 juillet 1995 et du Pérou le 21 février 1996.

Les tsunamis peuvent traverser le Pacifique d'un bout à l'autre en moins d'une journée. Cependant, les populations vivant près des côtes où un grand séisme a lieu vont voir les vagues du tsunami arriver sur leurs rivages dans les minutes qui suivent le séisme. Pour ces raisons, le tsunami est une réelle menace pour beaucoup de régions, comme L'Alaska, les Philippines, le Japon ou la côte ouest des Etats-Unis ; elles peuvent être touchées immédiatement (pour des tsunamis provenant de séismes très proches qui mettent seulement quelques minutes pour atteindre les zones côtières) ou un peu plus tard (pour des tsunamis provenant de séismes éloignés qui mettent de 3 à 22 heures pour atteindre la côte).
En océan profond, les tsunamis destructeurs peuvent être petits - souvent quelques centimètres à plusieurs dizaines de centimètres de haut - et ne sont jamais vus ou ressentis par les navires. Mais, lorsque le tsunami atteint le littoral en eau peu profonde, la hauteur des vagues peut augmenter rapidement. Parfois, en bord de côte les eaux se retirent vers l'océan juste avant que le tsunami ne déferle. Lorsque cela arrive, le bord de mer est parfois plus découvert que lors des plus basses maréesCet exceptionnel retrait de la mer doit être pris comme un avertissement des vagues de tsunami qui succéderont.

Temps de parcours d'un tsunami engendré par un séisme au large du Chili: chaque courbe représente une heure temps du parcours du tsunami.

Dans les régions où la profonder de l'océan atteint plus de 6000 mètres, les vagues imperceptibles du tsunami peuvent se déplacer à la vitesse d'un avion, approximativement 900 km/heure. Elles peuvent parcourir la distance d'un côté à l'autre du Pacifique en moins d'un jour. Cette grande vitesse révèle l'importance de détecter l'existence d'un tsunami dès sa génération. Les scientifiques peuvent prévoir l'arrivée d'un tsunami en déterminant l'origine du séisme, la localisation de son épicentre et la profondeur.

C - Avec quelle amplitude ?

Les configurations de la côte et du littoral déterminent la hauteur et l'imact des vagues de tsunami. Les récifs, les baies, les embouchures de rivières, les reliefs sous-marins et les pentes de la plage sont autant de paramètres qui modifient le tsunami à i'approche de la côte. La direction de provenance du tsunami a également une influence.

Lorsque le tsunami atteint la côte et pénètre dans les terres, le niveau de l'eau peut dépasser plusieurs mètres. Dans les cas extrêmes, le niveau de l'eau a atteint plus de 15 mètres pour des tsunamis en champ lointain et plus de 30 mètres pour des tsunamis générés en champ proche, près de l'épicentre du séisme. La première vague n'est pas toujours la plus élevée. Lors d'un tsunami donné, il se peut que les populations qui vivent le long de certaines côtes n'observent pas de dégâts créés par les vagues alors que dans d'autres régions, des vagues dévastatrices auront déferlé avec violence. Les zones inondées peuvent s'étendre à plus de 300 mètres à l'intérieur des terres, recouvrant de vastes terrains d'eau et de débris.

D - Quand ?

Etant donné que les scientifiques ne peuvent pas prévoir la date des futurs séismes, ils ne peuvent pas déterminer exactement quand un tsunami sera généré.

Cependant, en étudiant les tsunamis historiques, les scientifiques connaissent les régions où les tsunamis sont le plus souvent générés. Les mesures des altitudes atteintes par les tsunamis dans le passé sont utiles pour estimer les limites des zones inondées dans des régions spécifiques et de l'impact d'un futur tsunami sur des populations côtières.

Les recherches déja réalisées dans ce domaine ont fait la preuve de leur efficacité dans l'analyse de la fréquence d'occurrence des tsunamis. Lors des cinq derniers siècles, il y a eu tout les cent ans 3 à 4 tsunamis catastrophiques dans tout le Pacifique, la plupart d'entre eux générés au large des côtes chiliennes.