La première orchidée tropicale a fleuri en Europe en 1732, dans l'appartement londonien d'un certain Collinson, dont il avait rapporté des Bahamas, un an plus tôt, le tuberculetubercule desséché. Une folie ne tarda pas alors à se développer dans toute la capitale anglaise, des horticulteurs ayant envoyé un peu partout dans le monde quelques botanistesbotanistes curieux.

<em>Cattleya.</em> © Ddouk, Domaine public

Cattleya. © Ddouk, Domaine public

Infatigables, ces nouveaux aventuriers arpentèrent les jungles d'Asie du Sud-Est, les forêts vierges brésiliennes, celles des Andes, les montagnes mexicaines et les vallées de la chaîne de l'Himalaya, à la recherche de nouvelles raretés.

<em>Cattleya skinner</em><em>i v. semi-alba.</em> © <a href="http://www.orchidphotos.org/index.html" target="_blank">Éric Hunt</a>

Cattleya skinneri v. semi-alba. © Éric Hunt

On raconte qu'au Guatemala, un Allemand, Benedict Roezel, avait repéré une orchidée de l'espèceespèce Cattleya skinneri, poussée curieusement sur le toittoit d'une église. Mais les Indiens ne voulaient à aucun prix lui céder leur fleur fétiche. Deux jours plus tard, lors d'un combat de coqs contre le village voisin, Roezel fit une suggestion efficace qui permit au champion local de triompher. Les villageois victorieux lui firent alors cadeau de l'orchidée ! 

Rentré en Europe, en 1870, Roezel réussit à vendre sa merveille pour la bagatelle de 6.000 marks (40.420 € d'aujourd'hui !).

<em>Odontoglossum crispum.</em> © Éric Hunt

Odontoglossum crispum. © Éric Hunt

Des espèces rares à prix d'or

Plus le nombre des orchidées importées augmentait et plus leurs espèces rares étaient recherchées. Les prix devaient alors atteindre des sommets faramineux. En 1914 par exemple, un seul exemplaire de Odontoglossum crispum changea de mains pour l'équivalent de 45.000 €.