En matière d’adaptation au réchauffement climatique, des chercheurs de l’université de l’État de l’Ohio (États-Unis) estiment que nous nous y prenons mal en visant des adaptations incrémentales plutôt que des stratégies de transformations globales. © piyaset, Adobe Stock

Planète

Des actions globales pour s'adapter au réchauffement climatique, plutôt que de petites actions individuelles

ActualitéClassé sous :Réchauffement climatique , adaptation , résilience

Dans leur globalité, les travaux de recherche sur le thème de l'adaptation au réchauffement climatique se concentrent sur des réponses individuelles. Pourtant, des scientifiques soulignent aujourd'hui l'importance d'élaborer des stratégies destinées à véritablement transformer notre société pour la rendre plus résiliante.

Longtemps, les chercheurs ont rechigné à étudier des stratégies d'adaptation au réchauffement climatique. De peur d'envoyer un signal trompeur. Mais ce n'est pas parce que l'on se prépare à ce qui pourrait arriver que l'on doit arrêter de lutter pour éviter que cela arrive. En pleine crise climatique, atténuation et adaptation semblent désormais devoir aller de pair.

Et des chercheurs de l'université de l'État de l'Ohio (États-Unis) appellent aujourd'hui, en la matière, à une véritable réflexion holistique, sur les dynamiques qui conduisent les gens à des changements profonds et collectifs ou encore sur les obstacles qui les empêchent de s'engager dans ce type de transformations. Selon eux, si nous espérons nous adapter à ce que le réchauffement climatique nous réserve, nous ne pouvons pas nous contenter de petits pas, chacun de notre côté. Nous devons penser global.

Pour les chercheurs de l’université de l’État de l’Ohio (États-Unis), si nous voulons donner une chance à notre société de se montrer résiliente face au réchauffement climatique, nous devons changer notre manière de considérer nos stratégies d’adaptation. © fotogestoeber, Adobe Stock

Ne laisser personne sur le bord de la route

Pour exemple, ils citent le cas des communautés côtières. Les municipalités peuvent construire des murs pour éviter les inondations. Les habitants peuvent surélever leurs biens ou même leurs maisons. Mais, en prenant de la hauteur, nous pourrions envisager des solutions plus générales. Y compris celle de déserter les zones à plus haut risque.

« Nous devons nous adapter tout en atténuant le réchauffement climatique afin que nous puissions essayer d'éviter des conséquences vraiment catastrophiques. Le pire ne se produira pas demain, mais dans un délai qui aura un impact sur des personnes dont nous nous soucions », déclare Robyn Wilson, auteure principale de l'étude, dans un communiqué de l’université de l’État de l’Ohio« Il y aura toujours des survivants. Mais si nous ne pensons pas d'un point de vue plus transformateur à la façon dont la société doit être structurée, à la façon dont nous devons vivre, il y aura beaucoup de perdants. En premier, ceux qui ont le moins de ressources et un statut socio-économique faible et ceux qui vivent dans des pays en développement. »

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi

Limiter le réchauffement climatique à 2 °C, est-ce réalisable ?  La concentration de gaz à effet de serre n’a jamais autant augmenté que ces quinze dernières années. Malgré les engagements pris par de nombreux pays, aucune solution concrète ne semble émerger. Le Cnes a rencontré Jean Jouzel, climatologue de renom, afin d’en savoir plus.