Les activités d’élevage intensif sont souvent pointées du doigt lorsqu’il s’agit de pollution à l’ammoniac. Et une étude révèle aujourd’hui que les émissions mondiales ont été largement sous-estimées. © shocky, Fotolia

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Les émissions d’ammoniac dans le monde ont été sous-estimées

ActualitéClassé sous :Pollution , ammoniac , CNRS

L’ammoniac est un gaz incolore qui se forme à la rencontre d’hydrogène et d’azote. Il est à la fois émis par les animaux – vivant dans des élevages intensifs notamment – et les industries. Et il représente un danger, pour notre santé en particulier, et pour la vie en général. Des chercheurs ont donc souhaité cartographier l’ammoniac atmosphérique dans le monde.

Des chercheurs du CNRS (France) et de l’université libre de Bruxelles (Belgique) viennent de rendre publique la première cartographie mondiale de l’ammoniac (NH3) atmosphérique, précise au kilomètre carré près. Celle-ci répertorie des sources qui étaient jusqu’alors ignorées. Et elle montre également que les émissions provenant de sources connues ont été très largement sous-estimées.

Rappelons que l’ammoniac est principalement émis dans l’atmosphère par l’élevage intensif – par les déjections des animaux – et par l’industrie. Il est susceptible de s’y recombiner avec des oxydes d’azote et de soufre pour former des particules fines néfastes à notre santé.

Ici, une série d’images, montrant, en haut, l’augmentation des émissions d’ammoniac sur un site et, en bas, la construction parallèle d’un complexe industriel, quelque part en Chine. © Martin Van Damme et Lieven Clarisse, ULB (IASI) ; Google, Nasa (Landsat)

Des données satellites précises

Pour construire leur carte, les chercheurs ont utilisé des images satellites ainsi que les données journalières de NH3 mesurées par l’interféromètre IASI développé par le Cnes et embarqué à bord des trois satellites Metop. Résultat, 83 sources localisées liées à l’agriculture intensive et 158 liées à l’activité industrielle ainsi que 178 zones plus étendues.

Les processus de régulation des concentrations d’ammoniac dans l’atmosphère sont encore très mal connus. Et les travaux des chercheurs du CNRS et de l’université libre de Bruxelles suggèrent qu’il faudra probablement avant toute tentative de gestion des impacts de cette pollution, réviser en profondeur les données relatives aux émissions d’ammoniac.

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