Des chercheurs de l’université Northeastern (États-Unis) montrent à quel point la surface de nos océans va être impactée par nos émissions de gaz à effet de serre. © Dudarev Mikhail, Adobe Stock
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Le réchauffement climatique pourrait transformer jusqu'à 95 % de la surface des océans d'ici 2100

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Avec le réchauffement climatique et l'acidification des océans qui l'accompagne, les écosystèmes marins sont sous tension. Des chercheurs nous préviennent aujourd'hui que cela pourrait ne faire que commencer. Car nos émissions de gaz à effet de serre semblent vouloir totalement bouleverser l'équilibre de la surface des océans.

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[EN VIDÉO] L’inquiétant réchauffement des océans  En 2020, les océans ont absorbé l’équivalent de 20 sextillions de joules. Jamais depuis 1955 la température de l'océan n’a été aussi élevée. 

Les scientifiques définissent le climat de la surface des océans à partir de la température de l'eau, du pH et de la concentration en aragonite, un minéral composé essentiellement de carbonate de calcium (CaCO3) que les coraux et autres organismes utilisent pour former des coquillages. Et une équipe montre aujourd'hui qu'une part plus ou moins importante des climats que les surfaces des océans ont connu au XXe siècle pourrait disparaître d'ici 2100. Une part dépendant de l'évolution de nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Des climats inédits pourraient même faire leur apparition.

Les chercheurs de l’université Northeastern (États-Unis) ont modélisé pour cela les climats océaniques à l'échelle mondiale au début et à la fin du XXe siècle ainsi qu'à la fin du XXIe siècle. Le tout selon deux scénarios d'émissions de GES, l'un présentant un pic en 2050, l'autre en 2100.

Des conséquences sur les écosystèmes

Selon ces modélisations, entre 35,6 et 95 % -- sous le scénario d'émissions de GES le moins favorable -- des climats que les surfaces des océans ont connus au XXe siècle pourraient disparaître à la fin du XXIe siècle. Entre 10,3 et 82 % de l'océan mondial pourrait connaître un nouveau climat, avec des températures plus élevées, un pH plus acide et une concentration plus faible en aragonite.

Les chercheurs soulignent l'importance de leur découverte. En effet, certaines espèces marines suivent actuellement le rythme du changement climatique en se dispersant dans de nouveaux habitats. Mais si les climats océaniques traditionnels disparaissent, cela pourrait leur devenir tout simplement impossible. Contraignant les espèces à s'adapter très rapidement ou... à s'éteindre !

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