Des chercheurs nous en apprennent un peu plus sur le T-Rex. Il aurait vécu et chassé en meute et se serait déplacé plus lentement que ne le pensaient les paléontologues par le passé. © zef art, Adobe Stock
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Les tyrannosaures auraient chassé en meute comme les loups !

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[EN VIDÉO] La lente démarche du T-Rex  Pour mieux comprendre comment le Tyrannosaurus rex se déplaçait, des paléontologues de l’université libre d’Amsterdam (Pays-Bas) ont décidé intégrer un paramètre qui avait jusqu’alors été négligé : la queue massive du dinosaure. Leur modèle leur a permis d’estimer à moins de 5 km/h, la vitesse de marche habituelle du redouté T-Rex. Soit l’équivalent de la vitesse de marche moyenne d’un être humain. © Rick Stikkelorum, Arthur Ulmann and Pasha van Bijlert, Université libre d’Amsterdam 

Le Tyrannosaurus rex. Un dinosaure mythique. Qui passionne les foules. Tout comme les chercheurs. Régulièrement, ils annoncent de nouvelles découvertes à son sujet. Et aujourd'hui, ils semblent avoir la preuve que les T-Rex se déplaçaient en meute. Une raison de plus de céder à la panique pour leurs proies ? Peut-être pas, car d'autres chercheurs nous précisent que le roi des dinosaures avait une démarche plutôt lente.

Vous retrouver confronté à une meute de loups. L'idée vous fait trembler ? Alors, imaginez que vous ayez à faire face à une meute... de Tyrannosaurus rex. Le redouté T-Rex qui régnait sur l'hémisphère Nord pendant le Crétacé supérieur, il y a entre 66 et 100 millions d'années. C'est en tout cas l'image que des chercheurs de l’université de l’Arkansas (États-Unis) nous mettent aujourd'hui en tête. Selon eux, le T-Rex n'était pas un prédateur solitaire, mais plutôt un carnivore social.

Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont examiné un site de fossiles du côté du monument national de Grand Staircase-Escalante (États-Unis). Leurs analyses physico-chimiques et géochimiques racontent, de manière convaincante, l'histoire d'un événement de mort synchrone de quatre ou cinq T-Rex. Vraisemblablement au cours d'une inondation. Selon les chercheurs, une preuve de plus de la capacité de ces dinosaures à interagir en tant que meute grégaire.

Car, rappelons que l'idée avait déjà été avancée il y a plus de vingt ans, après des découvertes faites sur un site en Alberta (Canada). Toutefois, beaucoup de scientifiques doutaient du fait que les capacités cognitives du T-Rex aient été suffisantes pour organiser des chasses et une vie en groupe. Mais les nouvelles découvertes faites dans l'Utah -- s'ajoutant à d'autres également faites dans le Montana par le passé -- semblent être de nature à amener les scientifiques à reconsidérer la façon dont ils envisagent le comportement de ces dinosaures.

Ici, le squelette de Trix au centre de recherche sur la biodiversité de Leiden (Pays-Bas). C’est ce T-Rex que les chercheurs de l’université libre d’Amsterdam ont modélisé dans leur étude sur la démarche du dinosaure. © Mike Bink, Centre de recherche sur la biodiversité de Leiden

Le T-Rex, un dinosaure à la démarche placide

D'autres chercheurs se sont, quant à eux, intéressés à la vitesse de déplacement des T-Rex. Des paléontologues de l’université libre d’Amsterdam (Pays-Bas). Selon leurs dernières estimations, le roi des dinosaures ne devait pas marcher à plus de 5 km/h. Soit la vitesse moyenne de marche d’un être humain.

Par le passé, des chercheurs avaient estimé -- en fonction de son poids, de la hauteur de ses hanches et de quelques empreintes laissées au sol -- que le T-Rex pouvait atteindre une vitesse de marche de 10,8 km/h. La vitesse d'un coureur humain pas très rapide. Mais cette fois, les paléontologues ont inclus à leurs travaux, un paramètre qui avait jusqu'alors été négligé : les mouvements de la queue massive du T-Rex. Celle-ci aurait en effet été engagée à la fois passivement -- car suspendue dans les airs -- et activement -- car se balançant de haut en bas -- dans l'activité de marche. Une situation que l'on ne retrouve chez aucun autre animal.

C'est la fréquence de balancement naturel de la queue du T-Rex qui a donné aux chercheurs des indices sur la fréquence des pas du dinosaure. Puis la longueur d'un pas -- quelque 1,9 m, selon leurs calculs -- leur a permis de remonter à la vitesse de marche, estimée aujourd'hui à quelque 4,6 km/h seulement.

Est-ce à dire que la plupart d'entre nous auraient facilement pu échapper, même à une meute de T-Rex lancée à notre poursuite ? Pas si sûr. Car le modèle établi par les paléontologues d'Amsterdam pourrait bien, finalement, montrer que le roi des dinosaures était capable de courir plus vite que prévu -- entre 16 et 40 km/h -- grâce à une queue flexible jouant cette fois un rôle d'amortisseur de chocs.

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