Le MS Tûranor PlanetSolar mesure 35 m de long, pour 15 m de large (23 m avec les « flaps » sortis). Il se caractérise par un tirant d'eau de seulement 1,55 m, de quoi lui permettre de facilement remonter des fleuves, comme la Seine. © Philip Plisson, 2013

Planète

Le catamaran solaire PlanetSolar conclut sa campagne 2013 à Paris

ActualitéClassé sous :développement durable , catamaran solaire , MS Tûranor PlanetSolar

Après plus de 20.000 km parcourus en 156 jours de navigation, le plus grand catamaran solaire du monde est de retour en France. Il fait actuellement escale à Paris, dans le port de Javel-Bas, où plusieurs manifestations sont prévues pour fêter la fin de sa campagne 2013. C'est maintenant prouvé, le MS Tûranor PlanetSolar peut servir dans le cadre de missions scientifiques.

Ce mardi 10 septembre, le plus grand catamaran solaire de la planète a bouclé sa campagne 2013, en revenant dans son pays de départ : la France. Depuis son appareillage de La Ciotat le 8 avril dernier, le MS Tûranor PlanetSolara parcouru plus de 20.000 km, battant au passage son propre record de la traversée de l’Atlantique de quatre jours (22 jours, contre 26 en 2010). Au total, il a navigué durant 156 jours et réalisé 12 escales, avant de finalement rejoindre Paris en remontant la Seine. Ainsi, le navire est actuellement amarré dans le port de Javel-Bas (15e arrondissement), le long du quai André Citroën.

Cette année, le MS Tûranor PlanetSolar ne s'est pas contenté d'endosser le rôle d'un ambassadeur mobile du solaire photovoltaïque et des énergies renouvelables en général. En effet, il a démontré qu'il pouvait également être utilisé à des fins concrètes, par exemple dans le cadre de missions scientifiques. Pour preuve, le catamaran a servi à réaliser toute une série de mesures inédites le long du Gulf Stream (sur plus de 8.000 km) et au sein de vortex océaniques qui s'en détachent. Débutée en Floride en juin dernier, l'expédition PlanetSolar DeepWater a été menée en collaboration avec l'université de Genève (Unige ; Suisse), sous la direction du climatologue Martin Beniston. Elle s'est conclue à Londres, ce 31 août.

Ce 31 août, le MS Tûranor PlanetSolar a remonté la Tamise jusqu'à rejoindre le West India Docks, au cœur de la capitale britannique. Il avait quitté Oostende (en Belgique) la veille. © Julia Tames, 2013

Un navire solaire adapté à l’étude des aérosols

Selon le climatologue, dont les propos ont été rapportés dans un communiqué de presse, « PlanetSolar DeepWater a permis de tester, dans des conditions réelles, plusieurs instruments scientifiques, dont certains sont des prototypes développés par l'Unige. De nombreuses données à la fois physiques, chimiques et biologiques sont désormais entre les mains de l'institution et vont faire l'objet d'une analyse poussée ». Si l'étude des informations récoltées n'a pas encore débuté, des tendances intéressantes se dessinent « à propos, notamment, de la production d’aérosols par les embruns marins ». Rappelons que le MS Tûranor PlanetSolar est particulièrement bien adapté à l'étude des aérosols, puisqu'il n'en émet pas, ses moteurs étant électriques.

D'un poids de 89 t, le catamaran recouvert de ses 512 m2 de modules solaires restera à quai jusqu'au 15 septembre. D'ici là, plusieurs activités sont prévues pour marquer la fin de sa campagne 2013, notamment en présence des partenaires qui ont contribué à la réussite des divers projets. Une exposition dédiée à l'expédition PlanetSolar DeepWater sera ouverte au public le jeudi 12 septembre de 14 h à 17 h dans la serre de l'orangerie du parc André-Citroën tout proche, en présence des membres de l'équipage et de chercheurs ayant pris place à bord. Le MS Tûranor PlanetSolar devrait ensuite repartir en direction de Lorient, avant de peut-être poursuivre sa nouvelle vie de navire à vocation scientifique

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